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Qu’est-ce que Mangas.io ? Une plateforme de lecture de mangas en ligne dont la facilité d’usage et la dynamique la font souvent comparer à Netflix par son ergonomie et son « push » des différents programmes destiné à faire pièce aux plateformes illégales qui pullulent sur le web. Ils ont des partenariats avec plusieurs grands éditeurs de la place, que ce soit Glénat ou Kana.
Pour le prix d’un manga, vous avez accès à un grand nombre de mangas, quasiment en illimité. Ce produit clair a séduit les investisseurs Anthony Bourbon et Eric Larchevêque, à hauteur de 250 000 € pour 7% du capital.
Hier soir, dans une petite fête privée célébrant leur excellente prestation et cette extraordinaire visibilité de près de 30 minutes sur une chaîne nationale, les responsables de Mangas.io ont déclaré que cette offre était « toujours en négociation », des discussions avec « des investisseurs encore plus importants » étant menées en parallèle. Dans la foulée, une levée de fonds participative va être procédée auprès des fans. « C’est comme si vous investissiez dans Netflix à son lancement » , nous dit Yun.
Nous avons rencontré quelques-uns de ces investisseurs hier soir. Ils sont souvent jeunes, plongés dans la culture manga qui compte quelque 40 millions (et non 4 millions comme le prétend M6 dans son introduction) de volumes « papier » vendus en France, soit 50% du marché de la BD dans l’hexagone. Ils sont issus soit de clubs d’investissement, comme celui-ci qui accompagne Mangas.io depuis le début. « Notre règle, quand nous accompagnons les start-ups , c’est de ne pas mettre plus de 50 000 euros au départ. On a déjà fait de bonnes affaires, comme ici ! » Plus loin, nous rencontrons une communauté de jeunes investisseurs d’origine asiatique qui se reconnaissent dans cette plateforme et qui ont constitué « une sorte de tontine » pour faire ce genre d’investissement.
L’ambition de Mangas.io est d’agrandir le public de leur plateforme en accroissant sa notoriété et de s’ouvrir à l’international. Bonne idée : rien que dans le domaine francophone, le nombre de lecteurs potentiels à l’étranger (343 millions de personnes dans le monde) est quelque quatre fois plus important que dans l’hexagone. Les traductions dans d’autres langues, facilitées de nos jours par l’IA notamment en ce qui concerne le lettrage, permettent aujourd’hui un développement bien au-delà de nos frontières.
Voir en ligne : POUR SOUSCRIRE AU CAPITAL DE MANGAS.IO
Par Didier PASAMONIK
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