Lorsque Thomas-Louis Côté, directeur du festival depuis presque vingt ans, décrit l’édition de cette année, il a du mal à contenir son excitation. De grands projets semblent se jouer dans le fond, et Québec BD n’est la pointe émergée de l’iceberg. En effet, il semble que la mise en place d’un espace d’exposition permanent de la BD soit dans les travaux. Peut-être pour marquer d’une pierre blanche le 40e anniversaire du festival dans deux ans ?
Cette année encore, le festival se déploiera dans toute la ville, et le public pourra visiter des expositions au Musée national des beaux-arts du Québec, assister à la remise de prix au Musée de la civilisation, ou encore rejoindre une myriade d’ateliers organisés au Salon International du Livre de Québec. Les festivaliers ont intérêt à préparer une bonne paire de chaussures de marche !
Pour cette édition 2025, une vingtaine d’expositions sont prévues, dont « 500 ans de résistance autochtone, de Gord Hill » dont nous avions parlé dans notre brève sur « Je lis autochtone », une exposition pour célébrer les quinze ans de la maison Pow Pow, ou encore un retour sur l’œuvre du légendaire Hugo Pratt, en préparation depuis l’année dernière selon Thomas-Louis Côté. De quoi occuper les festivaliers entre un atelier « Karaoké dessiné » et des graffitis sur une fresque murale !
On notera cette année l’engouement exceptionnel du manga au Québec. En effet, la 38e édition du festival sera la première à accueillir un espace manga dédié. Des ateliers dessin et des panels autour du processus de création de manga seront proposés au public. Des auteurs comme Freg, auteur de la série KioKio, ou le duo composé de Jean-François Laliberté et Sacha Lefebvre, créateurs des Élus Eljun mèneront ces ateliers pour faire bénéficier le public de leur expertise.
LE PRIX BÉDÉIS CAUSA
L’un des moments les plus attendus du festival est bien entendu la remise du prix Bédéis Causa, plus vieux prix BD dans toute l’Amérique du Nord. Il a notamment récompensé des auteurs comme Julie Doucet, avant qu’Angoulême ne le fasse en 2022).
Lors de cette remise qui se tiendra le 11 avril 2025 au Musée de la Civilisation de Québec, ce sont huit œuvres et auteurs qui repartiront avec un trophée. Près de 5.000 dollars canadiens seront également remis sous forme de bourse, en collaboration avec le réseau Les Libraires, La Fabrique culturelle de Télé-Québec et la Librairie Pantoute. Qui seront les heureux gagnants ? Placez vos paris sur les candidats ci-dessous !
Grand prix Québec BD (1 000 $ en bourse, 250 $ du réseau Les libraires) : Récompense le meilleur album de langue française publié au Québec par un.e ou des auteur.rice.s canadien.ne.s.
Prix Réal-Fillion (1 000 CAN$ sous forme de bourse, 250 CAN$ du réseau Les libraires) : Récompense un auteur canadien, scénariste et/ou dessinateur s’étant le plus illustré.e avec son premier album francophone professionnel.
Prix Yvette-Lapointe (1 000 CAN$ en bourse, 250 CAN$ du réseau Les libraires) : Récompense le meilleur album jeunesse de langue française publié par un ou des auteurs canadiens.
Prix Albéric-Bourgeois (1 000 CAN$ en bourse, 250 CAN$ du réseau Les libraires) : Récompense le meilleur album en langue française publié à l’étranger par un ou des auteurs canadiens, dessinateurs et/ou scénaristes.
Prix Maurice-Petitdidier : Récompense le coup de coeur du jury pour un album francophone publié à l’étranger par un ou des auteurs canadiens ou non-canadiens.
Prix Roberto-Wilson : Récompense le coup de cœur du jury pour un album publié en français et issu d’une traduction.
Nos lecteurs assidus auront sûrement remarqué qu’il manque deux prix à cette liste. En effet, le prix Jacques-Hurtubise, destiné à des premières publications, et le prix Albert-Chartier, qui rend hommage à des individus/organismes ayant marqué le monde de la BD québécoise, peuvent encore accepter des candidatures jusqu’au 1er avril ! Encore un peu de patience !
Voir en ligne : Le site du festival Québec BD
Par Akira OIKAWA
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