Excellent
21 septembre 2024
Deux parties composent cet album [1], avec une première signée par le duo Jeremy Adams et Diego Olortegui. Il s’agit d’une des trois mini-séries complémentaires qui accompagnent la maxi-série de Geoff Johns [2], dont nous retrouvons quatre épisodes dans ce volume. L’ensemble forme un tout cohérent autour du projet de continuer à faire vivre l’héritage de l’équipe en revenant, une nouvelle fois, à la source des figures fondatrices.
Nous retrouvons donc d’abord Jay Garrick, le tout premier flash qui a fait ses débuts dans Flash Comics #1 en novembre 1939. Dans le tome précédent, Johns a révélé que de très nombreux acolytes de héros de l’Âge d’Or avaient été enlevés, arrachés à la continuité temporelle, effacés de la mémoire de tous, et même de l’Histoire. Parmi ces acolytes, la révélation la plus fracassante concerna l’existante de Judy Garrick, la fille de Jay, dite Boom. Une héroïne adolescente, créée par Johns, qui fait ses débuts dans la première partie de l’album.
Les retrouvailles entre les parents et leur fille sont touchantes mais aussi un peu compliquées (Jay la surprotège de peur qu’elle disparaisse encore). De plus pour Judy c’est également la découverte d’une étonnante « époque futuriste » (elle est née en 1949), guidée par sa nouvelle amie Stargirl. Mais pour les auteurs c’est surtout l’occasion de revisiter l’Âge d’Or de Flash et ses origines avec une autre création : un ennemi juré tout neuf pour le père et la fille en lien avec leur destin. Bref nous sommes dans ce qui se fait de mieux en relecture de figures classiques grâce à un parfait équilibre entre déférence au passé et vision moderne.
La seconde partie de l’album reprend la suite des aventures de la Société de Justice d’Amérique aux prises avec un vieil ennemi de l’équipe. Celui-ci, voyageur temporel, essaie depuis longtemps de détruire ces super-héros. Dans ce but, il a mis en œuvre un nouveau plan diabolique mais il se heurte à un angle mort : la fille de Batman et de Catwoman, issue d’un futur possible, qui a traversé elle-aussi le temps.
Cette aventure n’est pas particulièrement complexe, et se résout même assez vite, mais elle offre un cadre qui permet de jouer avec de nombreux personnages et idées. Johns propose un récit intense et dense en ramifications, à explorer, reposant aussi sur plusieurs moments forts et touchants. Sur les intrigues elles-mêmes, ces épisodes bouclent un premier acte et enchaînent avec un intermède autour des fameux acolytes et de la question du rôle de l’équipe, présent et futur.
En résumé, il s’agit encore une fois d’une excellente lecture qui renoue avec la grande tradition de la Société de Justice d’Amérique : riche en personnages, nouveaux comme anciens, et épique dans sa vision. Geoff Johns, ici accompagné par Jeremy Adams, continue de faire vivre un héritage légendaire de très belle façon, le tout dans un divertissement de qualité où ces héros, vétérans comme héritiers, se questionnent sur leur place dans un monde sans cesse en changement.
Par Guillaume BOUTET
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Dawn of JSA T2. Scénario : Geoff Johns & Jeremy Adams. Dessin : Diego Olortegui, Jerry Ordway, Mikel Janin & Marco Santucci. Traduction : Jeremy Manesse. Urban Comics, collection "DC Infinite". Sortie le 19 août 2024. 256 pages. 25,00 euros.
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Justice Society of America Le Nouvel Âge sur ActuaBD :
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[1] Les épisodes contenus dans Dawn of JSA T2 : Hors du Temps sont :
– Jay Garrick : The Flash #1-6 (octobre 2023 à avril 2024)
– Justice Society of America #4-7 (mai 2023 à novembre 2023)
[2] Les trois mini-séries sont :
– Jay Garrick : The Flash,
– Alan Scott : The Green Lantern,
– Wesley Dodds : The Sandman.