Bon
23 janvier 2025
Boris, petit garçon d’une dizaine d’année, se voit un jour confié par une voisine d’immeuble, Lynette, une drôle de créature prénommée Babette. Un défi de taille pour Boris, dont les parents ont interdit les animaux à la maison. Mais Babette n’est pas un animal. Capable de parler, amatrice d’épouvante et d’émissions télévisées, Babette n’est à nul autre pareille. il en est de même sur le plan physique. Le pelage de Babette est jaune et l’étrange personnage marche sur ses deux pattes arrières comme un humain.
Des personnages aussi hétéroclites qu’attachants
Avec Babette sur les bras, Boris doit apprendre à jongler entre sa mère, qui est toujours présente à la maison mais distraite par son activité de télétravail, et son père absent en journée, qui est particulièrement répugné par l’idée d’avoir un animal à la maison. Dissimulée dans la « grotte » sous le lit de Boris, Babette commence rapidement à déprimer. La cause en est de son manque de « frichons » (frissons), comme l’explique la créature avec son attendrissant cheveu sur la langue qui fait chuinter et chanter ses prises de parole. Babette est habituée à la chambre de Lynette, une jeune femme gothique qui a décoré son lieu de vie à la façon d’une maison hantée.
Afin de redonner le sourire à sa petite invitée, Boris va se mettre en tête de confectionner lui-même un « chquelette » (squelette), comme dit Babette. À mesure que Boris mène son plan à bien, les facéties et bêtises de Babette vont mener l’enfant et la créature à se rapprocher et s’attacher l’un à l’autre. Dans ses aventures, le petit garçon va également trouver de l’aide auprès de son ami skateur Jesko, son grand-père Taio et sa voisine Jette, une petite espionne en herbe.
Une leçon de vie toute en douceur
Avec une grâce et une délicatesse qui rendent la lecture adaptée aux petits comme aux grands, Tanja Esch trace petit à petit un parallèle entre la vie de Babette et celle d’un autre être cher à Boris : son grand-père. Arrivé dans les années 1970 en Allemagne, celui qui finit par héberger Babette raconte à cette dernière ses difficultés à s’intégrer. Homme racisé et isolé, papi Taio évoque son vécu du racisme ordinaire dans ses jeunes années et porte un regard plein de douceur et de tendresse sur le questionnement identitaire de Babette. Prétexte astucieux, qui permet à Tanja Esch de sensibiliser ses jeunes lecteurs au aux questionnement sur l’identité, la différence et la tolérance.
Par Anthea MARIANI
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Boris, Babette et tous les squelettes - Tanja Esch - éditions Nathan BD
Date de parution : 26/09/2024
Format : 17,80 x 23,90 x 2,20 cm
Nombre de pages : 160
Prix : 20 €