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ASSE. Une histoire de légendes – Par Clément Goutelle et Olivier Paire – Ed. Jarjille

Par Jérôme BLACHON 19 novembre 2025 
L’image de Saint-Étienne lui colle à la peau : ville grise et industrielle, ville noire façonnée par son passé minier. Mais aussi ville verte, couleur emblématique du maillot de l’ASSE depuis ses débuts. Et si l'équipe a perdu de son éclat aujourd’hui, elle a été tout en haut de l’affiche pendant 25 ans, de 1957, premier titre de champion de France, au début des années 80. Et surtout les années 1970, âge d’or où toute la France était verte.

Clément Goutelle est journaliste indépendant. En reprenant une visite menée par Philippe Gastal, conservateur du musée des Verts et historien de l’ASSE, il nous propose une traversée de plus de 100 ans d’histoire du club. Créé en 1919 par le groupe Casino, dans un premier temps comme amicale sportive, il ne devient ASSE qu’en 1933 lorsqu’il acquiert le statut de club professionnel. C’est le début d’une légende dont le conservateur se plaît à conter les anecdotes sous la plume du scénariste.
Par exemple, l’arrivée rocambolesque de Salif Keita en 1967, surnommé La panthère noire, ou celle de Kees Rijvers en 1950 avec dans sa valise les premiers crampons vissés, inconnus en France.
Mais aussi les conférences de presse de Pierre Herbin, surnommé Le sphinx, les fameux derbys entre Saint-Etienne et Lyon… et bien entendu les coupes d’Europe qui ont construit l’image du club et ont fait basculer les français « en vert ».

ASSE. Une histoire de légendes – Par Clément Goutelle et Olivier Paire – Ed. Jarjille
© Editions Jarjille

Les éditions stéphanoises Jarjille publient ici le premier album d’une nouvelle collection, La Belle 42, dédiée à la Loire, ses personnages, ses événements qui ont marqué bien au-delà du département [1].
Il semble logique de commencer cette collection avec un survol de l’histoire de l’ASSE.
Le dessinateur Olivier Paire, alias Petrus Petelus, déploie une vaste palette de couleurs à l’aquarelle.

Retranscrire les pages marquantes d’un club aussi emblématique que l’ASSE en 48 pages est un pari difficile. Faire le choix de suivre le discours de Philippe Gastal est sans doute la meilleure idée pour en avoir un aperçu rapide et permet quelques digressions, comme le lien très fort entre le club et la ville de Saint-Étienne, ou encore les valeurs qui ont forgé l’identité du club.
Son mérite est aussi de parler de la période plus récente, avec quelques exploits marquants (le derby en 2025, coupe de la ligue en 2013…).

© Olivier Paire

Toutefois, ce format contraint ne permet pas à l’album de développer certains événements et passe rapidement sur les épisodes plus sombres de l’histoire du club, même s’ils sont cités (la caisse noire, les faux passeports).
C’est donc un album centré sur le « mythe » de l’ASSE, qui permet de comprendre l’engouement suscité par ce club bien au-delà des seuls Stéphanois. Une passion qui ne faiblit jamais, que l’équipe évolue en Ligue 1 ou en Ligue 2, qu’elle soit au sommet de l’affiche ou dans le rôle de « losers flamboyants ».

Enfin, au-delà des supporters de l’ASSE, c’est un album qui réjouira les amateurs de foot, qui retrouveront dans ces pages des légendes de ce sport qui ont bien souvent joué en équipe de France.

Les loosers flamboyants
© Olivier Paire
La France Verte
© Olivier Paire

Par Jérôme BLACHON

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Code EAN : 9782493649355

Pour se procurer l’album : dans les librairies stéphanoises ou directement auprès de l’éditeur :
jarjille@orange.fr

[1] Trois titres sont prévus en 2026 dans cette collection : Lavilliers, par Yann Madé, Ravachol, par Ribos, et Mélanie Berger-Volle, par Johan Lagrange et Clément Goutelle

Jarjille éditions ✍ Clément Goutelle ✏️ Olivier Paire Sport Football Saint-Étienne
 
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3 Messages :
  • "Le dessinateur Olivier Paire, alias Petrus Petelus, déploie une vaste palette de couleurs à l’aquarelle."

    Vous plaisantez ?
    On nage dans l’amateurisme. Le dessin est médiocre et les couleurs sont atroces.

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    • Répondu par Jacquet Michel le 25 novembre 2025 à  07:15 :

      Je suis éditeur depuis plus de vingt ans et je me trouve parfois face à des lecteurs ou à juste des commentateurs qui en d’autres temps n’ont pas aimé le dessin de Reiser, Baudoin, Trodheim, David B... C’est dommage pour vous. Si vous n’aimez pas regarder au moins les autres critiques sur Internet qui sont excellentes et gardez votre venin pour vous, même si visiblement, vous n’en manquez pas. Contrairement au courage qui vous empêche de signer vos ridicules écrits.
      Michel Jarjille éditions

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      • Répondu le 25 novembre 2025 à  15:16 :

        Faut pas être aussi susceptible quand on publie des livres, ça donne de l’éditeur une mauvaise image. Les critiques c’est normal d’en recevoir, bonnes ou mauvaises, elles ne reflètent que l’avis d’une personne parmi 8 milliards. Bon en l’occurrence, c’est vrai qu’on est très loin ici de Reiser, Baudouin, David B, ou Trondheim…

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