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Ribos (de son vrai nom Boris Mellet), la petite cinquantaine, a toujours vécu à Sainté. Il aime le passé industriel et minier de sa ville, sa mixité sociale. Il y a quelques temps, il tombe sur un site : « Top 10 des choses à faire pour être 100% stéphanois ». Escalader un crassier en numéro 6 ? Le bougre ne l’a jamais fait, en bientôt un demi-siècle de vie à Sainté ! Il faut remédier à ce manque.
Il faut savoir qu’il s’agit d’une ascension « urbex », c’est à dire interdite. En effet, les crassiers sont entourés de grillages et le sol est instable, même si des arbres ont poussé et maintiennent la pente. C’est assez sportif et même dangereux après une pluie. Pourtant, des messages apparaissent régulièrement sur les pentes des crassiers, pour soutenir l’équipe de foot, pour donner le nom d’une école d’ingénieur… C’est donc un « spot » connu et pratiqué.
Dans son premier album, publié aux éditions Jarjille - une maison d’édition stéphanoise - Ribos nous conte son amour pour sa ville par le biais de la préparation de son expédition et de sa réalisation.
Pour celles et ceux qui ne connaissent pas la ville ou bien qui ne s’y intéressent pas, l’histoire n’aura que peu d’intérêt. Mais si vous vous intéressez aux villes ouvrières, au passé minier ou à la région, cet album est touchant et vraiment intéressant. Le style graphique de l’auteur, assez brut, monochrome et avec comme seule colorisation des à-plats bleu-vert, ne plaira pas à tous. Mais c’est un choix qui va parfaitement avec le propos.
Finalement, cette ascension n’est qu’un prétexte pour découvrir la ville autrement.
Par Jérôme BLACHON
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