Excellent
14 décembre 2024
Le 11/09/2001. La simple évocation de cette date renvoie à des images qui nous auront marqués à jamais. Au point que personne n’a oublié ce qu’il a fait ce jour-là. Au lendemain de ce jour de terreur et de deuil, la sécurité s’est renforcée drastiquement. Les caméras de surveillance, déjà nombreuses, se sont multipliées et les services de renseignements se sont renforcés. C’est ce contexte qui a inspiré Philippe Tome pour son ultime histoire.
Nous sommes une douzaine d’années après les tragiques événements à New York. En compagnie de sa fort sympathique collègue Linda et du sergent Bab’s, David Elliot Hanneth Solomon dit Soda va enquêter de lui-même à partir d’une piste découverte accidentellement par sa mère Mary. Celle-ci ayant remis une enveloppe remplie de billets de banque à un quidam dans le métro qui venait de la laisser tomber. Ce dernier, en la remerciant, lui dit de ne pas prendre le métro prochainement. Ces faits relatés à son fils, celui-ci ira jusqu’à bout de la mission qu’il s’est assignée tout en découvrant une révélation à laquelle les fidèles de la série ne s’attendent pas.
Ce second volume du diptyque entamé il y a une décennie garde toute sa saveur. Les ingrédients propres à la collection sont au rendez-vous : action, humour, de belles trouvailles dans les dialogues, des séquences rapides appuyées par de nombreux changements de plans et surtout, de la castagne, des explosions, des balles qui vous sifflent aux oreilles. La série ne vieillit pas et garde la modernité qu’elle a adoptée dès le début en y joignant une pincée d’actualisation dans les effets. Dans ce dernier rendez-vous avec ses lecteurs, Soda va devoir encaisser comme jamais ainsi que ses proches dont certains ne se relèveront pas, créant la surprise.
Ce 14e album présenté comme étant un hors série propose donc une fin que Philippe Tome n’avait pas imaginée lui-même. Celle-ci aurait été par conséquent différente. Achever son scénario a été une très bonne décision ne fût-ce que pour connaître les 30 premières pages déjà écrites. Force est de constater que Zidrou et Falzar, rappelés à la rescousse, ont accompli un excellent travail.
Dan, quant à lui, confirme qu’il maîtrise parfaitement le style graphique imprimé par Gazzotti. Un vibrant hommage réussi pour un immense scénariste qui s’en est allé trop tôt.
La question se pose maintenant si cette nouvelle association d’auteurs continuera la série créée par Philippe Tome et Luc Warnant.
Par David SPORCQ
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