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Bon
28 mai 2026
Dans le quatorzième volume, le choc contre l’équipe de Ryônan instaure un climat d’une rare intensité.
Dès les premières cases, on ressent bien l’ambiance oppressante qui règne sur le campus, avant même que les deux équipes n’entrent sur le terrain.
Face à la redoutable efficacité de leurs adversaires, le tome quinze laisse planer un suspense insoutenable : il est impossible de dire laquelle des deux équipes remportera ce match. Le « capitaine gorille » et Rukawa ne sont pas au mieux de leur forme, Sakuragi est occupé à se faire soigner sur le bord du terrain, tandis que l’arme secrète de Ryônan, Fukuda, enchaîne les paniers.
Pourtant, c’est aussi dans ce contexte tendu que l’auteur Takehiko Inoue place de petites touches d’humour, apportant une indispensable respiration entre les scènes anxiogènes. L’un des moments les plus mémorables du tome quartoze survient lorsque l’imprévisible Sakuragi lance un sort pour que le ballon adverse ne rentre pas dans le panier… une séquence qui m’a fait rire aux éclats ! Si l’on ressent une nette baisse d’énergie tout au long du quinzième volume, qui se clôture à seulement cinq minutes de la fin du match, l’expérience nous a appris à nous méfier : au vu des antécédents de l’auteur, on pressent qu’il nous réserve une jolie entourloupe narrative qui réussira, une fois de plus, à nous décocher un Slam magistral !
Au-delà de ces affrontements dantesques, c’est l’écrin offert par Kana qui continue de forcer l’admiration. Son format généreux (145 x 210 mm) de 252 pages magnifie plus que jamais la maîtrise du découpage d’Inoue.
Chaque action, chaque dunk s’exprime avec une nervosité décuplée par rapport à l’édition originale, faisant de cette version un indispensable tant pour les néophytes que pour ceux qui veulent redécouvrir la série sous son meilleur jour.
Par Milan MORALES
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