Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html
Minoru Akutsu est un ancien yakuza purgeant une peine de prison à perpétuité. Seul dans sa cellule, il sent que la fin approche. Pourtant, un étrange phénomène vient le troubler. En effet, la fleur d’housenka qu’il entretient prend vie et se met à lui parler. Avec un mélange de provocation et d’humour, la fleur l’interroge sur son passé, sur les choix qu’il a effectués et qui l’ont conduit jusqu’en prison.
Le film remonte ensuite trente-sept ans en arrière, en 1986. Akutsu partage son quotidien avec Nana, une jeune mère célibataire, et son fils Kensuke. Leur quotidien, bien que modeste, est rythmé par des jeux, de la musique et des promenades. Une vie simple et heureuse. Mais ce bonheur bascule lorsque Kensuke est diagnostiqué d’une maladie cardiaque, dont la seule solution est une opération au coût exorbitant. Akutsu, qui tient ses distances et refuse de se faire appeler « papa », prend alors une décision lourde de conséquences.
Le Dernier Souffle d’un Yakuza construit son récit en alternant passé et présent, en dévoilant progressivement les pièces du puzzle permettant d’éclairer le parcours de notre protagoniste. Cette construction en va-et-vient permet de mieux mettre en valeur les notions de la mémoire et du regret.
Le film transmet des émotions avec justesse. Ni trop ni pas assez, les relations entre les personnages se construisent autour des petites attentions du quotidien, rendant le tout plus touchant, surtout quand la tragédie vient frapper. En revanche, le rythme du film plutôt lent et contemplatif, en 90 minutes, prend peut-être dérouter.
Graphiquement, l’animation reste claire et nette, sans d’originalité marquante, mais cela sied à ce type de récit intimiste et touchant. Un point reste en suspend : le personnage de la fleur parlante. Pour l’heure, nous ne savons pas trop s’il s’agit d’une métaphore, d’une hallucination d’Akutsu ou un élément fantastique assumé, une idée reste originale de la part du réalisateur.
Le Dernier Souffle d’un Yakuza ne cherche pas à impressionner. Son récit s’adresse surtout à ceux qui aiment les récits calmes, introspectifs et chargés en émotions.
Par Lyne GEYNET
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