Très bon
27 février 2026
À la demande du prince héritier Keiun, la pétillante médecin Koyô, accompagnée de Shin et Yuhô, débarque dans un hameau ravagé par une épidémie mystérieuse.
Leur correspondant local a disparu depuis deux semaines après une expédition au mont Prunapic, et les symptômes des malades échappent à tout diagnostic classique, défiant même l’expertise de Koyô.
Pire encore, villageois et membres de l’ordre des racines, gangrénés par la méfiance, voient d’un mauvais œil ces intrus venus du palais ; l’enquête de la jeune femme, menée avec un allié improbable, se mue en un véritable bras de fer contre l’obscurantisme ambiant.
Ce tome 7 parachève une saga historique médicale où chaque case palpite d’un suspense contagieux. L’intrigue policière, tissée autour de cette maladie insaisissable, amplifie les tensions sociales et les rivalités déjà palpables dans les volets précédents, tandis que les planches de Tohru Himuka, d’une précision chirurgicale, dissèquent avec brio les corps malades et les esprits réfractaires.
On salive devant cette héroïne têtue, dont chaque déduction fait voler en éclats les chaînes de la superstition, dans un empire des Fleurs de lune où la science reste une révolte.
L’ensemble de la série, porté par une narration fluide et des personnages nuancés – du prince réformateur Keiun au loyal Shiei –, séduit par son équilibre entre cas cliniques captivants et fresque politique acérée.
À suivre de très près assurément (14 tomes parus au Japon, tandis que les éditions Kurokawa annoncent le 8e tome pour mi-mai 2026)
Par Milan MORALES
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