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Très bon
29 juillet 2026
Koyô pense avoir identifié l’origine du mal qui frappe Rocheclaire et choisit de se mettre elle-même en danger pour convaincre les villageois et l’Ordre des Racines.
L’idée est simple, mais elle en dit beaucoup de sa détermination : ici, la preuve passe par l’expérience, et non par le discours.
En parallèle, le château de Prunapic devient un autre foyer de tension. Le préfet Chin découvre l’identité de Keiun, prince héritier de l’Empire, et veut le faire taire. Cette révélation force U Hyô à accélérer leur évasion et donne à ce volume une vraie dimension de course contre la montre.
Nous sommes conquis par ce tome 8 de Remède impérial, qui confirme à quel point la série sait marier intrigue et plaisir des yeux. Le récit avance avec énergie, mais ce sont surtout le graphisme et la mise en page que l’on retient une fois cet ouvrage refermé. Le trait de Tohru Himuka a gagné en assurance, les expressions sont plus fines, les personnages plus vivants, et chaque planche respire une vraie maîtrise du rythme.
On sent une auteure qui a trouvé son tempo, avec des compositions lisibles, élégantes et nerveuses, capables désormais de donner du relief aux tensions comme aux instants plus légers.
Cerise sur le gâteau : la postface où l’auteure prend le temps de nous expliquer l’origine historique de l’épidémie, racontée en quatre planches crayonnées…
L’arc du Prunier s’achève, et le tome 9 nous entraînera vers d’autres rivages tout aussi sinueux : ceux de la famille de Koyô et de ses liens avec son père, promesse d’un nouveau terrain de jeu aussi intime que méandreux.
Par Milan MORALES
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