Très bon
9 mars 2026
La tournée des cérémonies du printemps a été éprouvante pour Maïn. Du côté de son escorte, elle a dû composer avec le mystérieux Sylvester, un noble a priori puissant, dont les facéties ont été irritantes. Mais surtout, elle a été victime de plusieurs attaques et tentatives d’enlèvement qui ont heureusement toutes pu être déjouées. Le retour à la cathédrale a donc été le bienvenu, tout comme le temps de repos chez ses parents, longtemps attendu.
L’événement majeur de ce début de tome est l’accouchement de la mère de Maïn et la naissance de son petit frère. Notre héroïne devient véritablement gaga de ce petit frère, mais elle ne va pas avoir le temps de s’attarder chez elle, car à la cathédrale, un bébé est abandonné. Maïn doit trouver un moyen de s’occuper de lui, surtout lorsqu’elle découvre qu’il possède du mana. Elle le confie à Delia, qui se prend d’affection pour lui et devient sa grande sœur de cœur.
Le troisième événement de ce tome concerne les affaires de Maïn. Le Grand Prêtre lui a demandé de mettre en pause son projet de presse d’imprimerie : Maïn décide donc de se concentrer sur les livres illustrés pour enfants, et pour cela, elle cherche à créer des encres de couleur. Et les choses se présentent bien : le nouveau maître de la Guilde de l’Encre se montre disposé à travailler avec elle, et le courant passe immédiatement entre sa propre fille, Heidi, et Maïn.
Les expérimentations sur la création des encres de couleur occupent une bonne part des épisodes. Elles donnent lieu à des scènes désormais familières, avec une partie didactique et une autre où Maïn s’enthousiasme telle une otaku. Et, pour une fois, elle n’est pas seule : Heidi se montre aussi passionnée par ces expérimentations, au point que même Maïn doit lui rappeler que son atelier doit tenir ses autres engagements, même si elle lui laisse une certaine liberté dans ses expérimentations.
Enfin, la question du bébé abandonné à la cathédrale se complique lorsque Delia apprend qu’il pourrait être adopté par une famille noble. Maïn la rassure en lui expliquant qu’il s’agit d’une simple option, surtout après avoir constaté la manière dont Delia s’occupe du nouveau-né. Cependant, on comprend que le moment est sans doute venu de découvrir le choix de Delia, encore sous l’influence du Père Supérieur.
Le Deuxième Arc arrive à sa conclusion et s’achèvera au tome 13. Nous sommes donc ici sur la mise en place de la dernière ligne droite, bien que le tome demeure intéressant en soi, mêlant deux aspects essentiels de l’œuvre : le travail d’artisan et le destin familial. Notons que cette année revêt également une importance particulière pour la série : une nouvelle saison de l’animé va être diffusée à partir du mois d’avril. Elle débutera l’adaptation du Troisième Arc et sera réalisée par Wit Studio, célèbre pour Attack on Titan et Ranking of Kings [1]. De quoi mettre en lumière cette singulière et remarquable série, qui mérite d’être plus connue selon nous.
Par Guillaume BOUTET
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.
La Petite Faiseuse de Livres - Deuxième Arc T.11. Par Miya Kazuki (auteur original), Suzuka (dessin) et You Shiina (character design). Traduction : Guillaume Draelants. Ototo, collection "Shônen". Sortie le 30 janvier 2026. 192 pages. 7,35 euros.
La Petite Faiseuse de Livres sur ActuaBD :
– Lire la chronique des tomes 1, 2 et 3
– Lire la chronique des tomes 4 & 5
– Lire la chronique des tomes 6 & 7
– Lire la chronique des tomes 1 & 2 du Deuxième Arc
– Lire la chronique du tome 5 du Deuxième Arc
– Lire la chronique du tome 8 du Deuxième Arc
[1] Rappelons au passage que le titre international de l’œuvre est Ascendance of a Bookworm.