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Très bon
10 août 2026
Les mythes et légendes ont toujours fasciné Fany, adolescente en visite chez son grand-père à Hexendorf, petit village suisse. Son ami Harig, lui aussi fasciné par ces histoires, lui annonce un jour avoir trouvé l’emplacement du Glas, une cloche mythique à l’origine des pouvoirs de certaines créature qui deviendront des sorcières, dont « Dame Kapel », une sorcière malveillante.
Auteur et illustrateur suisse, Kraffab réussit le pari de créer une première bande dessinée riche en aventure et en rebondissements. Le découpage de l’histoire, aussi bien dans le rythme que dans les gags visuels et la mise en page fluide témoignent d’une influence des séries et films d’animation. Il nous embarque dans une aventure sans temps mort et pleine de mystère.
Les péripéties s’enchaînent, parfois un peu trop rapidement, notamment la résolution finale. Même si nous n’avons pas le temps de nous ennuyer, on aurait presque aimé que ça dure plus longtemps. L’histoire se termine sur une note positive, une fin même ouverte, qui ne laisse pas présager de suite alors qu’il s’agit bien d’un premier tome. Reste à savoir si la rapidité des événements vient du fait qu’il s’agissait avant-tout d’un album introductif pour la suite de l’histoire ou bien qu’il fallait boucler l’histoire de Dame Kapel, chaque tome se destinant peut-être à raconter une légende différente.
Il est d’ailleurs plutôt rare, même très rare, de voir le folklore suisse en bande dessinée, et c’est justement ce qui apporte du charme et de l’intérêt à cette série. Un dossier complémentaire en fin d’album, présenté sous la forme du cahier d’Harig, apporte des informations complémentaires sur les origines des légendes croisées dans l’œuvre, comme le Tatzelwurm, un chat-serpent, qui inspire Scarf, le compagnon de Fany, ou les Tschäggättä, figures carnavalesques du Lötschental qui donnent naissance aux Étranges.
Pour une première bande dessinée, Kraffab fait une entrée réussie dans le monde du neuvième art.
Par Lyne GEYNET
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