Didier Convard poursuit son épopée sur la franc-maçonnerie avec ce tome 13, intitulé David Crockett et les frères d’Alamo, un album dessiné par Vincent Wagner, avec une couverture de Paolo Grella et des couleurs signées Angélique Césano. Si l’on ajoute à cette série, la saga du Triangle secret et ses dérivés, c’est le 43e album que Convard consacre à cet univers !
Le personnage central de ce récit est une légende de l’Ouest américain, David Crockett. En cette année 1835, le célèbre trappeur alors âgé de 49 ans n’est pas réélu au Congrès, à Washington, et se détourne de la politique. Il décide alors d’aller prêter main-forte aux colons texans qui se soulèvent contre le Mexique pour obtenir leur indépendance. Le colonel au passé de trappeur et de chasseur d’ours tente de rallier des camarades à son combat, sans trop de succès, malgré qu’il ait exhorté ses « frères » à le suivre, lors d’une séance de sa loge maçonnique.
Une fois arrivés au Texas, David Crockett et ses trappeurs sont accueillis en héros. Les voici bientôt qui rejoignent fort Alamo, où sont retranchés 250 Texans. Mais face à une armée mexicaine forte de 2500 hommes avec artillerie et cavalerie, les assiégés comprennent vite que leur sort est scellé et qu’ils n’ont plus qu’une option : mourir en braves, et – ils ne le savent pas encore – entrer dans la légende et l’histoire des futurs États-Unis d’Amérique. Le comble de cette célèbre bataille de fort Alamo, c’est que le général Santa-Anna, qui gouverne le Mexique et commande cette armée, est un franc-maçon, comme la plupart des chefs texans qui défendent le fort ! Une situation qui ne l’empêchera pas de faire massacrer jusqu’à ses derniers défenseurs, une fois qu’il a gagné la bataille.
Assez didactique, cet album a le mérite de relater en détail le siège du fort Alamo et le courage de ses occupants, dont les fines gâchettes que sont les trappeurs venus avec David Crockett, à l’origine de lourdes pertes dans les rangs mexicains. Comme dans tous les tomes de cette série, un dossier bien fait sur le sujet complète l’album.
Par Dominique ERNST
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