Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html

Havana Split, « toc toc badaboum ! » à Cuba

Par Anthea MARIANI Très bon 15 février 2025 
Paru le 17 janvier 2025 aux éditions Dupuis, le tome 1 de Havana Split, piloté au scénario par Brrémaud et illustré par Vic Macioci, signe un départ en fanfare pour cette nouvelle série sous le soleil de Cuba.

1958. À peine revenue à Cuba pour retrouver son père, propriétaire d’une agence de détectives sur le déclin, Lily voit ce dernier, parieur indécrottable, se faire kidnapper par Alfonso, maître local incontesté des paris sportifs. En échange de la vie sauve pour son père, l’étudiante au caractère bien trempé va s’embarquer dans une affaire d’enlèvement aux côté de John, ancien de CIA aux allures de Captain America, et José, spécialiste de la drague lourdingue et du « sauve qui peut ».

Goûter la cuisine locale

Fraîchement débarquée à Cuba qu’elle a quitté enfant avec sa mère, Lily découvre une île rongée par la corruption sous le dictateur Batista qui mange dans la main de la CIA. Enfer ensoleillé où s’épanouit le grand-banditisme et la pègre, la jeune femme va devoir s’adapter rapidement pour sauver son père des griffes d’Alfonso. Dans une quête rocambolesque qui va l’obliger à devenir elle-même kidnappeuse, Lily et ses deux comparses vont devoir enlever une petite starlette qui est l’égérie et la principale faiblesse du chef de gang rival d’Alfonso.

Mais ce qui devait être une simple opération-surprise leur fait mettre le doigt dans un engrenage politique d’une gravité sans précédent. Sans avoir cherché à prendre le moindre parti, le trio met à jour un complot ourdi par Batista et la CIA pour maintenir la population cubaine à leur botte et décrédibiliser le célèbre et farouche opposant du dictateur : Fidel Castro.

Clichés à-tout-va... et ça marche !

À regarder le trio qui mène l’intrigue d’Havana Split, on se vautre volontiers dans les clichés et on en redemande. Héroïne pulpeuse, un peu paumée mais dotée d’un caractère à faire trembler les messieurs cubains, Lily compte sur le sosie de Clark Kent, super-pouvoir en moins, et un side kick peureux, grande gueule et dragueur à souhait.

Pourtant, ce trio dont chaque personnage semble rentrer dans une case de film d’action grand public, réussit à convaincre. On remercie pour cela le talent du scénariste qui sait élaborer des dialogues aussi féroces que comiques. La mise en situation historique aide également à donner de la profondeur aux personnages qui partent tous du pied gauche dans ce premier tome déjanté. L’intrigue politique, doublée d’une mise en scène drolatique, donne l’eau à la bouche. Reste à savoir si les tomes suivants sauront donner raison à l’appréciation du premier ou si la tentation du « toc toc badaboum, me voilà ! » prendra le dessus.

Par Anthea MARIANI

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Acheter


Code EAN : 9791034764280

Havana Split - Tome 1 Bienvenue à Cuba - BRRÉMAUD, Vic Macioci - éditions Dupuis
Parution : 17/01/2025
Nombre de pages : 96 pages
Dimensions : 320mm (H) / 240mm (L)

Dupuis à partir de 13 ans Aventure Espionnage Etats-Unis Paris
 
Participez à la discussion
3 Messages :
  • Havana Split, « toc toc badaboum ! » à Cuba
    17 février 2025 11:44, par Philippe Wurm

    Quelle dessinatrice !
    Une superbe bande dessinée au confluant du classicisme et de la contemporanéité (une autre manière de dire moderne...).
    Une mise en couleur lumineuse qui soutient le dessin et le propos.
    Une comédie mafio-géo-politique menée tambour battant (sur un rythme parfois un peu trop endiablé, mais on s’habitue).
    Des personnages très bien campés et un formidable travail de "character design" qui touche autant les figures secondaires ou d’arrière-plan que les héros en titre.
    Un découpage au couteau qui joue adroitement sur l’indice et l’ellipse.
    Depuis Chaland, depuis Bodart, depuis Matthieu Bonhomme... on attendait ça !

    Répondre à ce message

    • Répondu le 17 février 2025 à  22:12 :

      Ça a l’air très bien. On voit bien la filiation avec Chaland et Bodart, moins avec Bonhomme.

      Répondre à ce message

      • Répondu par Philippe Wurm le 19 février 2025 à  00:05 :

        C’est une question de degré concernant le mouvement dans le dessin.
        Bonhomme est plus réaliste fondamentalement donc un peu moins dans l’expression de la souplesse.
        Mais il y a la clarté, la très grande lisibilité et la capacité à créer des tronches qui sont équivalents.
        Il n’y a pas de synonymes mais des familles d’esprit.
        En tout cas Vic Macioci est super forte et secondée par une excellente coloriste, Maggie.

        Répondre à ce message

CONTENUS SPONSORISÉS  
PAR Anthea MARIANI  
A LIRE AUSSI  
Albums