Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html
Excellent
3 avril 2025
Nous sommes en 84 après JC dans le nord de l’Ecosse. Un légionnaire romain atypique, un géant tout en muscles, est rejeté par ses frères d’armes pour avoir épargné une Pictes et pour être lui-même à moitié Picte (il est le fils d’un légionnaire romain et d’une prostituée locale).
Expulsé du fort romain à la fin du premier tome, il est récupéré par l’ennemi qui le fait prisonnier. Considéré comme un traître par les uns et comme un envahisseur par les autres, notre malheureux Melonius Brigantus va essayer de survivre et d’atteindre cette lumière qui le libèrera de son affliction.
Yves H. signe un scénario fort et calibré pour son père : une atmosphère sépulcrale enveloppe des personnages communs qui espèrent en vain pour leur salut. L’ambition, la vanité en entraînent certains vers leur perte et si d’autres peuvent faire preuve d’humanité et éprouver de la pitié, ils n’en sont pas pour autant épargnés par le fatum.
Les fans de l’auteur récompensé par le Grand Prix d’Angoulême en 2016 pour l’ensemble de son œuvre, retrouvent dans cet opus son trait inimitable et sa mise en couleurs à l’aquarelle. Au-delà de la trame funeste et parmi ses points forts, il parvient à créer des ambiances où l’appréhension des hommes avant l’affrontement est palpable. Les nombreuses scènes de combat sont brutales, rapides et effroyables. L’ennemi surgit soudainement de nulle part et sème le carnage.
La discipline légendaire de la légion romaine suffira-t-elle à mater ces Pictes barbares et insolents ? Le héros Melonius Brigantus trouvera-t-il enfin le réconfort et atteindra-t-il les rivages où volent les oiseaux blancs ?
Hermann, lui, reste le poète graphique des âmes perdues et de la désolation.
Par David SPORCQ
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.