Si le troisième film arrive en salle, les trois histoires inédites publiées aux éditions Delcourt [1] en cette fin d’année s’inscrivent dans la Timeline autour du premier film.
S’adapter ou Mourir
Le docteur Augustine, jouée à l’écran par Sigourney Weaver, est déjà sur Pandora. Elle maîtrise son avatar et a noué les premiers liens avec les Na’vi. Une mission diplomatique pour la scientifique, tiraillée entre son envie d’études scientifiques et les intérêts miniers de son employeur. Au contact des humains, les jeunes hommes bleus tombent malades, semblables aux virus apportés par les colons sur Terre. Avec une écriture de polar, ce préquel met en scène deux femmes fortes : le Dr Augustine et Mo’at, la grande prêtresse Na’vi. Le trait de Beni R. Label reprend ici les visages des acteurs et actrices, avec une composition appliquée et classique.
Au Cœur des Ombres
Placé ici juste après le premier film, cet album se concentre sur les liens entre Jake Sully et son clan. Après la destruction de l’arbre-monde, les Omatikayas, enhardis par la victoire mais rongés par la haine des hommes, cherchent à se reconstruire. Mais la quête d’un nouveau foyer se confronte à l’hubris de certains et à un équilibre à construire entre la tribu, Jake Sully, nouveau chef du clan, et les êtres humains restés sur Pandora. Une aventure psychologique aux compositions osées, mais qui pâtit parfois d’un trait trop marqué par les effets numériques dans les visages.
Aux Frontières de Pandora
Lui aussi situé après le premier film, cet opus emprunte le même titre que le jeu vidéo Ubisoft. Et pour cause, on y suit Solek, survivant de la bataille face aux hommes du ciel et l’un des principaux personnages du jeu vidéo. Un Origin Story sous forme de quête initiatique, où le Na’vi passe de tribu en tribu pour s’aguerrir tel un RPG avant d’assouvir sa vengeance. Une plongée dans la psyché d’un personnage qui n’apparaît pas dans les films.
Tous one-shots, ces albums ont le profil pour plaire aux fans de la saga, bien qu’ils puissent s’apparenter davantage à des produits dérivés qu’à un véritable apport au lore. Toutefois, ils partagent tous, comme les films, le même leitmotiv : un regard sur l’autre, un message de tolérance, d’écoute et de préservation de l’équilibre de la nature.
Par Kelian NGUYEN
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[1] La saga Avatar en comics est une création américaine publiée par Drak Horse Comics
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