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Très bon
11 mai 2026
Ce 3e volume nous entraîne vers une nouvelle bâtisse, celle des grands-parents paternels des Katabuchi, que Yuzuki relie à la mort de son cousin Yô.
À partir de là, l’enquête ne consiste plus seulement à repérer des anomalies architecturales, mais à comprendre ce que cette maison peut révéler d’un passé familial mal éclairci.
Uketsu et Kyô Ayano prolongent ainsi le principe de leur série : observer l’espace, en relever les incohérences, puis remonter vers les faits qu’il dissimule. La nouveauté de ce tome tient à l’implication directe de Yuzuki, dont la démarche donne au récit un enjeu plus concret et plus personnel.
Ce troisième tome fonctionne bien parce qu’il renouvelle la formule sans la trahir. La maison des grands-parents Katabuchi n’est pas seulement une variation sur le motif de l’habitat étrange ; elle permet de lier plus nettement l’énigme spatiale à une histoire familiale précise, avec un objectif clair : comprendre ce qui est réellement arrivé à Yô.
L’histoire gagne ainsi en lisibilité et en tension.
Là où la série pouvait parfois séduire avant tout par son dispositif, ce nouveau tome s’appuie davantage sur la progression de l’enquête et sur la place de Yuzuki dans le schéma familial, qui apporte une motivation simple, forte et immédiatement engageante.
C’est aussi ce qui rend ce troisième volet plus convaincant sur le plan dramatique. Les anomalies de la maison ne sont pas là pour produire un simple malaise ; elles deviennent des indices, presque des traces, qui orientent peu à peu le récit vers une vérité familiale plus que troublante.
On a surtout apprécié l’équilibre trouvé ici entre mystère et clarté. Le manga conserve son goût pour l’observation minutieuse et la déduction, mais il le met au service d’un arc plus incarné, moins conceptuel, ce qui donne à ce tome une vraie utilité dans l’ensemble de la série.
Par Milan MORALES
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