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Tatari T.1 : Une vengeance qui a du poil

Par Jacques LOBE Très bon 11 février 2025 
En ce début février, c’est la rentrée des classes pour la division manga des éditions Glénat. Leader du marché avec des séries telles que One Piece et Dragon Ball, ainsi qu'avec des productions "Made in Glénat", la maison d’édition lance une nouvelle série venue tout droit du Japon : Tatari. Que nous propose cette nouveauté ? Son premier tome nous enmballe-t-il ? On vous le raconte.

Publié depuis 2023 dans le magazine hebdomadaire Weekly Shonen Sunday de Shogakukan, la série compte actuellement six tomes au Japon. L’histoire se déroule dans l’ancienne capitale de Kyoto. Nous suivons l’histoire de Takeru, sa petite soeur Yuki et du chat noir Tatari. Après avoir été sauvé sept ans plus tôt par Takeru, le félin rend tous les soirs visite à ses deux maîtres, pour passer du bon temps et faire bombance. C’est bien plus qu’une amitié qui unit les trois protagonistes. Tatari est un véritable membre de la famille.

Alors qu’il attend Takeru aux côtés de Yuki, il décide de partir à sa recherche. Il tombe sur le corps inerte de son bienfaiteur, le sang coulant d’une entaille au niveau du cou. Sous le choc, Tatari lèche son sang, ce qui lui fait prendre l’apparence de son défunt ami. Il ne pense qu’à une chose : le venger. Il finit par retrouver le meurtrier et l’oblige à parler : c’est un tueur à gages venu de Hong Kong, engagé pour éliminer Takeru. La raison ? Le jeune garçon est l’un des héritiers d’une grande fortune, détenue par un parrain de la mafia hongkongaise. Moins il y a d’héritiers, plus la part de chacun grandit. Tatari s’engage alors dans une quête vengeresse pour faire tomber un à un les sept potentiels héritiers et devenir le seul héritier.

Apparences trompeuses

Nous sommes certes face à un shonen classique avec plusieurs ennemis à battre, mais Watari nous raconte une histoire qui va bien au-delà de ce procédé classique. Il nous livre une tragédie, qui réunit un jeune garçon harcelé pour sa pauvreté et un chat sorti dans un piteux état d’une funeste bagarre. S’ajoute à cela une maladie congénitale qui affecte Yuki et qui l’empêche d’atteindre sa majorité. En dépit de ces conditions de vie compliquée, grâce au travail de Takeru sur les chantiers pour maintenir en vie et soigner sa sœur, tout en suivant des cours en classe, le jeune homme apparaît comme la personnification de la bienveillance. On ne peut qu’être surpris et touché face à sa mort soudaine. Une dimension tragique rare dans le registre du shonen.

La relation que partagent Takeru et Tatari n’est pas sans évoquer celle entre Denji et le chien Pochita de Chainsaw Man. Si le chien-démon donne son coeur pour que Denji survive et accomplisse son rêve, le chat quant à lui prend l’apparence de son ami pour réaliser sa volonté : celle de voir Yuki vivre. Tatari n’est nul autre que Bakeneko, un yôkai capable de se changer en humain après s’être abreuvé de sang imprégné de rancœur. Après avoir été emprisonné pendant 1000 ans, il est bien déterminé à protéger Yuki et à éliminer ses rivaux. Le yôkai passe pour un humain, mais il ne peut s’empêcher d’arborer un sourire terrifiant et un regard de prédateur. Son côté monstrueux ressort également avec un jeu d’ombres et une apparence qui dénote de sa force physique. Par opposition, le traitement des humains ressort d’un style simple et arrondi.

Qui sont les véritables monstres ? Telle est la question au centre de cette série. Tatari fera-t-il honneur à la volonté de Takeru ou cédera-t-il à ses pulsions ? Que lui réservent les mafieux lancés à leurs trousses ? On sent bien que cette nouvelle série de Glénat a de beaux jours devant elle !

Par Jacques LOBE

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Code EAN : 9782344064665

Tatari T.1 - Par Watari - Ed. Glénat.

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