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Même si il s’est inspiré de travaux d’historiens, l’auteur nous fait suivre le parcours de Manakor, une servante soumise qui va se libérer des ses chaînes en entreprenant un long voyage pour fuir le grand incendie. Tout au long du récit, l’auteur montre l’emprise de la sphère politico-religieuse sur la vie intime. Le tout, en mettant l’accent sur l’emprise mystique des ancêtres décédés, devenus des « chuchoteurs », qui vampirisent leur descendance.
On apprécie les illustrations contrastés de Nicolas Puizenat, qui donne une place prépondérante aux décors. Il met l’accent sur la luxuriance des forêts primitives, qui écrasent les nomades.
Étant au centre de l’intrigue, l’incendie est une métaphore de la passion et de la ferveur religieuse. Une ferveur, que Manakor devra apprendre à transcender, pour être enfin elle-même, trouver ses origines et peut-être enfin l’amour.
Par Stéphane GROBOST
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Aux soirs de grande ardeur - Par Nicolas Puizenat - Ed. Lombard