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Scandaleux : le Ministère français de la culture censure Charlotte Mensuel

Par Didier PASAMONIK 30 mars 2025 
Vous pensiez que la censure de la bande dessinée n’existait plus en France ? Détrompez-vous ! Dame Anastasie est toujours là : Charlotte Mensuel, la revue créée par Vincent Bernière et Bastien Vivès vient de se faire refuser son statut d’organe de presse avec comme conséquence de subir une TVA désavantageuse. Une décision qui revient à étrangler un des rares mensuels de BD encore en vie en France. L’instance de censure, la commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) n’en est pas à son coup d’essai en bande dessinée : les revues Tarzan, Pilote, (A Suivre), Ferraille ou Lapin ont subi les affres de cette commission, avec quelquefois des rétropédalages suite au tollé suscité par leurs décisions scandaleuses.

Nous vous parlions récemment de la revue Charlotte Mensuel fondée par celui qui relança Métal Hurlant et Les Cahiers de la bande dessinée, Vincent Bernière, et le dessinateur Bastien Vivès. Voici qu’elle s’avère censurée par une obscure commission du Ministère de la culture.

Mesdames Rachida Dati, ministre de la culture, Laura Debezy, secrétaire générale de la commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) et madame Laurence Franceschini, conseillère d’Etat et présidente de la même CPPAP rejoindront-elles le très célèbre substitut Ernest Pinard qui avait réussi au XIXe siècle à faire interdire à la fois Madame Bovary de Flaubert, Les Fleurs du mal de Baudelaire et Les Mystères du peuple d’Eugène Sue en 1857, au tableau d’honneur des censeurs français ?

L’hydre de la censure

C’est possible, en signant la décision de ne pas accorder le statut d’organe de presse à la revue Charlotte Mensuel, elles ont mis une option sur ce que l’Histoire, avec sa grande hache, comme disait le poète, retiendra d’elles.

De quoi s’agit-il ? Pour soutenir la presse, l’Etat dispose d’une réduction de la TVA sur les « ventes, commissions et courtages » portant le taux de TVA habituel de 5,5 à 20% à seulement 2,10 % en métropole et en Corse, et de 1,05 % dans les départements de Guadeloupe, de Martinique et de la Réunion (il n’existe pas de TVA en Guyane). Cette réduction des taux est essentielle à une diffusion des abonnements et de la vente au numéro dans de bonnes conditions.

Une commission de 22 membres ignares en bande dessinée

Mais c’est compter sans la commission d’agrément de la CPAPP composée à parité de 11 membres de l’administration du ministère et de 11 membres de représentants supposés de la profession journalistique comme (sauf erreur, n’hésitez pas à nous le signaler) François-Xavier Devaux, président du directoire de Courrier international, Julie Lorimy, directrice du Syndicat des éditeurs de la presse magazine (SEPM), Jean-Marie Archereau, président du Syndicat de la Presse Magazine et Spécialisée (SPMS), Mireille Monnier, directrice juridique du groupe Prisma Media, de Cédric Vincent, directeur juridique de Reworld Media ( Marie France, Maison & Travaux, Auto Moto, Télé Magazine, etc.), François-Xavier Farasse, directeur juridique chez Lagardère News, Sabine Madeleine, Secrétaire Générale & DRH du Groupe Bayard, Jacques Louvet, éditeur de « Ambiances piscines », et de trois membres de la Fédération nationale de la presse d’information spécialisée (FNPS) Catherine Chagneau, Emily Basquin, Eugénie Varnier – Klimoff. La présidence revenant au ministère de la culture.

Scandaleux : le Ministère français de la culture censure Charlotte Mensuel
Le dernier numéro de Charlotte Mensuel : pornographique ?

Un organe de censure

Le job de cette commission est simple : ne pas accorder ces avantages à des titres qui ne relèvent pas de la presse, comme les feuilles publicitaires par exemple. Leur travail, très factuel, très technique, devrait s’arrêter là. Mais les textes en font en réalité un organe de censure déguisé.

La Commission de surveillance et de contrôle des publications destinées à l’enfance et à l’adolescence de 1949 n’a plus guère de pouvoir aujourd’hui constatait récemment Bernard Joubert, historien et spécialiste de la censure. C’est la loi qui avait fait interdire notamment Hara Kiri Hebdo ou encore les super-héros de Marvel. Une loi qui n’a d’ailleurs toujours pas été abrogée : « Dans le même temps, bien moins connue et étudiée, une autre commission administrative a exercé une censure sur la presse, dont les journaux de bande dessinée, la CPPAP.  » [1]

En septembre 1978, Pilote découvre qu’on lui a retiré son numéro de commission paritaire. "Un assassinat par le fric" dit l’éditorial.

On y retrouve le même arbitraire, le même esprit réactionnaire, le même mépris pour la bande dessinée. De nos jours ? Oui, de nos jours. La preuve ? Les motivations de la décision qu’avance cette commission pour ne pas accorder de TVA préférentielle à Charlotte. On revient 70 ans en arrière, du temps de « Tante Yvonne » [2] !

Que la commission soit composée de membres d’une presse passablement réactionnaire dont l’activité n’a rien à voir avec la bande dessinée, ce n’est pas nouveau, mais ce qui choque, ce sont les deux arguments sur «  l’intérêt général » et sur le caractère « pornographique » supposés de la revue avancés par la lettre de motivation de la CPAPP.

La lettre de motivation de la commission : scandaleuse et liberticide.
DR

Ainsi, précisant que la publication doit présenter « un caractère d’intérêt général quant à la diffusion de la pensée  » et ne pas être susceptibles « de choquer le lecteur par une représentation dégradante de la personne humaine portant atteinte à sa dignité et à la décence ou présentant sous un jour favorable la violence  », madame Laura Debezy, la secrétaire générale de la CPPAP, informe que la commission a repéré la présence de « plusieurs illustrations à caractère pornographiques ».

Et celle-ci de statuer qu’en vertu de « ce contenu, contraire à la décence, et non justifié par la nécessité d’information du public, était de nature à disqualifier la publication dans son ensemble au regard du critère d’intérêt général.  » Charlotte, ayant droit à un recours « gracieux » auprès de la présidente Laurence Franceschini, reçoit peu de temps après une confirmation de la décision défavorable dans une lettre où la présidente ânonne les mêmes arguments que sa collaboratrice.

Une méconnaissance des textes et des usages

Pornographique Charlotte ? Allons bon. Voilà la preuve que la commission n’y connaît rien en bande dessinée, et encore moins en matière de pornographie. Ce qui est en cause, ce sont les pages de Pazienza, un classique de la bande dessinée italienne et des planches de Snake d’Abuli et Bernet, publiée en France depuis belle lurette !

Qu’elles soient d’ « intérêt général », c’est pour nous, qui connaissons la bande dessinée, une évidence : comme à son habitude, Charlotte mélange les créations récentes (Bastien Vivès, Chris Ware…) et les classiques de la bande dessinée (Gérard Lauzier, Georges Pichard, Andrea Pazienza, etc.) comme le faisaient Charlie Mensuel et Linus jadis. Que la commission, ignorant tout de la bande dessinée, n’en capte pas la pertinence, cela ne nous étonne pas, mais cela ne la dispense de s’informer auprès de gens compétents, par exemple auprès des académiciens de l’Institut de France.

Andrea Paziensa (1956-1988) a été une des figures marquantes de la bande dessinée italienne des années 1970-1980. Collaborateur de Linus, il fonde avec quelques autres la revue Frigidaire, une revue révolutionnaire au même titre que Métal Hurlant en France. Ces pages justifieraient la décision de la Commission.

Mais c’est sur la pornographie en particulier que cela achoppe le plus. Celle-ci est bordée par une définition et des usages bien définis, depuis longtemps. Or, dans les pages que nous voyons dans Charlotte Mensuel (de Paziensa et Bernet), il n’y a rien à notre sens qui corresponde à ces critères : aucun sexe en érection, aucun acte sexuel montré plein cadre, comme il est d’usage dans ce type de littérature. Même les prudes Gafam n’y trouveraient rien à redire.

Certes, il y a des scènes de fellation (suggérées), certes une femme se fait rouer de coups, mais il n’y a en aucun cas ni une apologie de violence, ni une pornographie avérée. Ce que nous constatons, c’est qu’il y a là, à nouveau, une fois encore, une lecture abusive de la loi qui va mener sans doute Charlotte Mensuel à faire un recours auprès du Tribunal administratif.

Page extraite de Torpedo, publiée dans Charlotte. La scène est violente et elle peut choquer les âmes sensibles d’aujourd’hui, mais elle est indispensable à l’histoire, en particulier dans le contexte de la série Snake de Abuli et Bernet, bande dessinée marquante de la fin des années 1970, au moment où s’achève la dictature de Franco en Espagne.
© Charlotte Mensuel

On ne pensait pas, plus de 50 ans après la censure de Hara Kiri Hebdo, qu’on reviendrait à ce point en arrière, d’autant que cette censure n’émane pas du parquet ou du Ministère de la justice, mais bien de celui de la culture. C’est proprement scandaleux.

Il y a quatre ans, ActuaBD réfléchissait sur la censure. Le débat reste d’actualité.

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Par Didier PASAMONIK

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LIRE AUSSI :
–  Censure Légale ou Censure morale ? Débat entre l’historien Jean-Yves Mollier et l’avocat Christophe Bigot [VIDEO]

[1] L’autre commission de censure – Par Bernard Joubert in Blandine N°27 – 1er trimestre 2024 .

[2] Yvonne De Gaulle, dit-on, est intervenue auprès de la Commission de la Loi de 1949 pour faire interdire Hara Kiri.

Charlotte éditions Politique France Berne Marché de la BD : Faits & chiffres
 
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36 Messages :
  • C’est certainement le gars d’Ambiance piscines qui a manœuvré pour influencer le comité afin de chlore le débat . La fine équipe a certainement été Charlie mais visiblement pas Charlotte. Cette caricature d’instance serait comique si elle n’était aussi dangereuse et malfaisante.

    Sinon Linus existe toujours avec de beaux numéros à thème.

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    • Répondu par Michel Dartay le 30 mars 2025 à  17:12 :

      Très bizarre en effet, je croyais la censure révolue !
      Ici, il s’agit d’une censure économique, à ne pas confondre avec l’interdiction d’affichage, bien plus radicale.

      Répondre à ce message

      • Répondu par Laurent Colonnier le 30 mars 2025 à  21:43 :

        Cette censure par le fric est bien plus pernicieuse.

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    • Répondu par Laurent Colonnier le 30 mars 2025 à  21:42 :

      C’est certain qu’Ambiance piscines représente l’intérêt général quant à la diffusion de la pensée, et qu’on n’y voit jamais de personne dénudée, ce serait une représentation dégradante de la personne humaine portant atteinte à sa dignité et à la décence...

      Commission de la honte bue.

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  • C’est pas du Torpedo la planche de Bernet mais du Snake...

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    • Répondu par Didier Pasamonik - L’Agence BD le 30 mars 2025 à  19:40 :

      Mais, évidemment ! C’est corrigé. Merci !

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      • Répondu le 30 mars 2025 à  19:49 :

        Le problème c’est que l’extrême-droite sera bientôt au pouvoir dans la majorité des pays de la planète. Et l’extrême-gauche ne vaut guère mieux dans les pays qu’elle gouverne. Et l’autoritarisme au pouvoir influence jusqu’aux gouvernements plus modérés. La censure, le bâillon et le recul des libertés sont redevenus d’usage courant depuis quelques années dans la culture comme ailleurs, mais ça ne fait que commencer. On n’a encore rien vu.

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        • Répondu par je me demande le 30 mars 2025 à  23:21 :

          Quels pays l’extrême-gauche gouverne-t-elle ?

          Répondre à ce message

          • Répondu le 31 mars 2025 à  07:09 :

            Il suffit de vous renseigner… mais je veux bien vous aider un peu : Chine, Corée du Nord, Laos, Vietnam, Cuba, Nicaragua, Venezuela etc. Autant de pays où les libertés individuelles ne sont pas respectées et la liberté d’expression moins encore.

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          • Répondu le 31 mars 2025 à  09:47 :

            La Corée du Nord, ça te va ?

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            • Répondu par Sergent Mazout le 31 mars 2025 à  13:21 :

              Ces pays relèvent de ce qu’on appelle le capitalisme monopoliste d’état.
              L’extrême gauche est anti-capitaliste et, s’agissant des anarchistes, également anti-étatique.
              Renseignez-vous au lieu de parler sans savoir. Cela vous évitera peut-être de répéter ce que vous dictent les médias.

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              • Répondu le 1er avril 2025 à  08:24 :

                "avant de répéter ce que vous dictent les médias". Vous avez raison, je vais plutôt faire confiance à des influenceurs complotantes dans votre genre.

                Répondre à ce message

                • Répondu le 1er avril 2025 à  10:00 :

                  Je voulais dire évidemment "complotistes".

                  Répondre à ce message

                  • Répondu par Sergent Mazout le 3 avril 2025 à  02:45 :

                    Mes "influenceurs complotistes" s’appellent Larousse, Robert et Littré. Ils me permettent de garder les idées claires. Consultez-les régulièrement, vous verrez, l’effet est immédiat.

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                    • Répondu le 3 avril 2025 à  07:43 :

                      Si ces dictionnaires vous apprennent que Cuba et la Corée du Nord pratiquement le capitalisme d’Etat, je vous offre une bouteille de champagne.

                      Répondre à ce message

            • Répondu par je me demande le 31 mars 2025 à  13:36 :

              C’est bien ce que je me disais, ces pays ne sont ni de gauche ni d’extrême gauche.

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  • Pourquoi éluder le contexte ?
    31 mars 2025 07:22, par Élodie

    Tout le monde sait que Bastien Vivès est en attente d’être jugé pour diffusion d’images pornographiques mettant en scène des mineur-es. On ne censure pas la publication de Charlotte, mais l’état leur refuse d’être soutenus par de l’argent public dans ce contexte... Ils ne pouvaient pas choisir pire moment pour demander, que Bastien Vivès ne fasse pas un peu profil bas en attendant son procès est incompréhensible et irresponsable à mon sens vis à vis de son homologue américain. J’entends par là que dans ce contexte juridique, une très jeune fille dès la couverture dont on voit la culotte devant un bourdon qui bande, bof... J’essayerais bien aussi d’expliquer en quoi l’esthétisation d’une femme rouée de coups dans un magazine participe à normaliser la violence, mais comme l’auteur de l’article est un homme, les créateurs de la revue et l’écrasante majorité des dessinateurs publiés aussi, voire les commentateurs... À quoi bon... Je précise à toutes fins utiles que je suis graphiste et absolument dingue de BD.

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    • Répondu le 31 mars 2025 à  10:13 :

      Les BD mises en causes sont évidemment violentes et choquantes. Elles l’étaient dès leur parution. Il ne faut évidemment pas les censurer.

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    • Répondu le 31 mars 2025 à  10:16 :

      Si Charlotte coûte 13,90 euros avant même que cette sanction concernant la TVA ne s’applique, c’est que vraiment il ne s’en vend pas beaucoup…

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    • Répondu le 31 mars 2025 à  12:25 :

      "une très jeune fille dès la couverture dont on voit la culotte devant un bourdon qui bande, bof... " Si on commence à censurer économiquement tout ce qui nous fait penser "bof"…

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    • Répondu par vainvain le 31 mars 2025 à  12:36 :

      100% d’accord avec vous. Cette revue a fait effectivement le choix de la pornographie, il suffit de la parcourir (contrairement à ce que dit l’article), c’est tout à fait "respectable", mais qu’elle l’assume jusqu’au bout, au lieu de faire ouin-ouin. Et si la TVA passe à 20%, cela fera un prix de 16€ au lieu de 14€, c’est pas non plus la fin du monde, compte tenu de son lectorat très CSP+.

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      • Répondu le 31 mars 2025 à  15:44 :

        Vous en savez quoi que son lectorat est très CSP+, vous avez fait une étude marketing les concernant ? Quand bien même ils publieraient de la pornographie, c’est n’est pas illégal. C’est faire ouin-ouin que de signaler qu’on est l’objet d’une censure ? Drôle de conception de la liberté…

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        • Répondu par vainvain le 1er avril 2025 à  08:12 :

          Bah si, ouin-oui. À ce que je sache il n’y a aucune censure, juste un soutien moindre des pouvoirs publics avec un prix de vente TTC qui sera donc légèrement revu à la hausse, ce qui permettra de financer votre dentier par la sécu (et le mien, si ça se vend bien). Un magazine à 14€ est forcément acheté majoritairement par des CSP+, me semble-t-il. Bonne journée

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          • Répondu le 1er avril 2025 à  08:22 :

            Il n’y a pas de censure mais une sanction administrative exceptionnelle qui s’apparente clairement à une punition, assortie d’un argumentaire justifiant la mesure au nom de considérations moralisatrices totalement à l’encontre de l’application du droit en matière de liberté d’expression. Soit votre publication enfreint les lois encadrant la liberté d’expression et elle doit être interdite par référé sans délai, soit elle n’enfreint aucune de ces lois et elle ne doit subir aucune forme de brimade administrative. Concernant la façon dont les gens CSP+ ou CSP-, comme vous les appelez, dépensent leur argent, vous n’en savez rien, vous n’exprimez que vos préjugés. Un abonnement pour aller voir des matchs de football coûte bien plus que 14 euros et je ne sache pas que les stades ne sont remplis que de "CSP +".

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    • Répondu par Maadiar le 1er avril 2025 à  10:17 :

      Je réponds à quelques points soulevés.
      1/La procédure contre Bastien Vivès dure depuis PLUSIEURS ANNÉES, et il devrait selon vous « arrêter de dessiner » « faire profil bas » alors qu’il n’a pas été condamné ? Et quand bien même, il devrait commettre une sorte de suicide artistique pour satisfaire à quoi ? Votre envie ? Quel artiste peut faire ça… ? C’est délirant.
      2/ Non notre revue n’est pas pornographique et beaucoup de nos auteurs et autrices n’abordent même pas les questions de sexualité : avez-vous lu Chris Ware ? Seth ? Dik Browne ? Anuj Shreshta et j’en passe (moi, même, mes pieds nickelés sont plutôt chastes), vous focalisez sur quelques cases, d’auteurs par ailleurs incroyables, sur 6 numéros de quasi 200 pages.
      3/ Vous arrivez sérieusement à donner un âge au bourdon et à la fée de la couverture du 6 ? C’est délirant. « L’âge du bourdon et de la fée »… Délirant.
      4/ Non nous ne sommes pas une revue de CSP+ mâles de +50 ans. A en croire le courrier des lecteurs et les analyses des comptes qui interagissent avec nous sur Facebook et Instagram, notre lecteur type est « une lectrice de 33 ans, fan de Lidl et de Rémi Gaillard » et elle vit dans le périurbain…
      On est Louis de Jean-Philippe, CSP+ de Neuilly, non ?
      Bref, longue vie à Charlotte, moins aux fantasmes des uns, des unes, et des autres…

      Répondre à ce message

  • vous occultez le fait que Charlotte ne respecte pas non plus les conditions éditoriales pour bénéficier de ce taux réduit, à savoir
    aucune histoire ne peut dépasser la moitié de la pagination (c’est bon)
    et que au moins 10% du périodique pour "des rubriques d’actualité" (parutions, entretiens, critiques, etc.), ce qui n’est à peine le cas, en considérant que les 4 pages de pseudo présentation des contributeurs compte pour de la rubrique d’actualité.
    Rien que cela les condamne
    Mais, de cela, Vivès et Bernière ne parlent justement pas. C’est pourtant une condition indispensable à laquelle ils ne répondent pas. Ils préfèrent se présenter comme des victimes de la morale, alors qu’ils sont aussi, et surtout, de piètres gestionnaires incapables de respecter un cahier des charges. Ils entretiennet le flou sur les causes et éludent une bonne partie du problème, justement celle qui n’est pas dans leur intérêt.

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    • Répondu le 31 mars 2025 à  15:46 :

      "Ils préfèrent se présenter comme des victimes de la morale, alors qu’ils sont aussi, et surtout, de piètres gestionnaires incapables de respecter un cahier des charges" Là, on est dans le règlement de comptes personnel. Faut sortir de l’anonymat quand on balance ce genre d’accusation, sinon, ça n’a aucune valeur.

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      • Répondu par Maadiar le 1er avril 2025 à  10:22 :

        Si on lit notre revue, entre les pages contributeurs, qui brassent l’actualité des auteurs et autrices, les chroniques, et les BD comme celles de Morgan Navarro, de Pierre Van Hove, ou de Dorémus (Teddy et Sami) qui multiplient les clins d’œil voir traitent de l’actualité. Nous abordons des sujets de sociétés actuelles et remplissont logiquement les critères de la CPPAP, il me semble.

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        • Répondu par Nathan MERLIN le 2 avril 2025 à  12:10 :

          Faites vous racheter par Glénat ! En France, seul les grands groupes qui savent faire de l’édition on le droit d’avoir un périodique.

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        • Répondu par Nathan MERLIN le 2 avril 2025 à  12:39 :

          Et qu’est-ce qu’il prouve ?

          Répondre à ce message

  • Ce qui me choque, ce sont moins les planches de Bernet (qui me mettent par ailleurs parfois mal à l’aise, malgré toute la distance que je sais prendre par rapport à mes lectures) que les actes de censure qui, circonstance aggravante, émanent de membres du Ministère de la Culture et de professionnels de la presse. Le peu d’indulgence que l’on peut avoir envers les jeunes justiciers qui s’offensent en permanence sur les réseaux sociaux et qui présentent sous un jour favorable leur bêtise et leur inculture, ne peut bénéficier à des professionnels expérimentés et/ou (apparemment « ou ») éduqués. Messieurs et mesdames les censeurs, allez donc exercer vos talents chez Trump ou Poutine, et foutez-nous la paix.

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  • c’est tout à fait normal ! Il faut "garder de l’argent" pour le figaro, valeurs actuelles, etc.

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    • Répondu par maadiar le 1er avril 2025 à  13:51 :

      Et, « Le béret qui fume » « Ancien d’Algérie » et « Lourdes esperance cancer » qui eux aussi ont la CPPAP !

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  • « Ambiances piscines » ???? Sans déconner ! Avouez que c’est un poisson d’avril !

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  • J’ai d’abord cru à un poisson d’avril, et puis en fait non. Ces tocards finis de censeurs ne démontrent qu’une chose, qu’on va pouvoir faire de drastiques économies en supprimant toutes ces commissions de parasites. Chaque décision plus absurde contribue à les mettre en lumière. C’est bien, ils nous facilitent l’inventaire.

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