Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html
Très bon
2 juin 2025
La planète Nu Earth est dévastée par des années de conflit durant lesquelles les norts et les sudiens se sont bien tapés dessus dans une guerre NBC (Nucléaire, Bactériologique, Chimique). Un cocktail toxique parfait pour rendre cette terre totalement invivable.
Rogue Trooper, un soldat d’élite génétiquement modifié, est à la recherche du général qui l’a trahi. Il est accompagné de ses frères d’armes tués au combat. Leur esprit a été numérisé et incorporé dans son équipement au moyen de « biopuces ». Ils continuent à lui être d’une aide précieuse, car ils le guident dans ses déplacements et ses choix tactiques.
Le trou noir situé à proximité de Nu Earth va permettre à notre héros de se déplacer aussi bien dans le temps que dans l’espace, de manière vertigineuse. C’est ainsi qu’il se retrouve au front en 1918, parmi les quelques survivants d’un peloton de soldats anglais. D’abord intrigués par sa peau bleue, ces derniers vont le prendre pour un Américain dont ils voient en lui le premier représentant. Ils vont vite l’adopter au vu de sa redoutable efficacité au combat.
Les Vallées d’Albion n’est pas la première aventure de Rogue Trooper. Celle-ci a été publiée dans le magazine 2000 AD en 2023. Il s’agit donc d’une publication récente. Le scénario de l’Irlandais Garth Ennis (Judge Dredd, The Punisher, Preacher,..) nous sert une histoire auto-conclusive qui ne nécessite aucun prérequis. La violence de ses récits, agrémentée d’un humour noir, colle admirablement bien au ton de la série. On sourit, mais pas trop, car si la thématique n’est pas foncièrement antimilitariste (les soldats ne font que leur devoir en espérant que cela s’arrête au plus vite pour rentrer chez eux), il s’agit avant tout d’un pamphlet contre la guerre elle-même et les horreurs qui l’accompagnent. Cette guerre éternelle qui n’extermine pas l’espèce humaine entièrement à chaque conflit afin qu’elle puisse recommencer plus tard.
Au crayon, Patrick Godard possède un joli trait qui nous rappelle par moments celui de Jo Colqhoun (La Grande Guerre de Charlie). Les planches sont publiées en noir et blanc, ce qui nous permet d’en apprécier d’autant mieux les détails : l’expressivité des visages dans la haine, l’angoisse ou la souffrance, ainsi que les décors apocalyptiques de champs de bataille.
Par David SPORCQ
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