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Mais ce que l’on aime par-dessus tout, c’est sa gratuité. Et pourtant, son financement est certes privé (récemment le Crédit Mutuel, par exemple), mais surtout public. La ville soutient activement l’événement. Alors que le bateau tangue à Angoulême, nous avons voulu comprendre comment une mairie pilote un tel festival, quelle est sa politique et comment elle rend des comptes. Un modèle pour l’Angoulême de l’après-Bondoux ?
Dans ce podcast, le maire Marc Gricourt raconte l’histoire du festival avant et pendant son accession à la mairie de Blois en 2008, poursuivant le travail de Jack Lang, sous le mandat duquel est né BDBoum.
L’idée de la Maison de la BD, inaugurée le 9 février 2015, vient de lui. Le choix de faire un festival gratuit a été décidé de concert avec l’association à l’origine du festival et est reconduit d’année en année. « Je veux que ce soit un festival populaire », dit-il.
Surtout, il contribue étroitement à la vie du festival. On a pu le voir, lors de la dernière édition, entonner Le Chant des partisans avec le président de l’association du festival, Jean-Charles Enriquez, son directeur Bruno Genini et le Grand Boum de l’année dernière, Dominique Bertail, devant la délégation taïwanaise quelque peu éberluée. C’est cela, Blois : un festival convivial.
Résultat : BD Boum est devenu, après Angoulême et Saint-Malo, le troisième festival de France, et surtout le premier festival gratuit.
Un peu taquins, nous n’avons pas manqué de demander au premier magistrat de la ville s’il avait des conseils à donner au maire d’Angoulême…
Par Didier PASAMONIK
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