Bon
7 octobre 2025
Nous sommes en 1953. Fletcher Williams se la coule douce sur une île paradisiaque. Déserteur, il espère s’être fait oublier. Hélas pour lui, il n’est pas sorti si facilement des registres de l’armée américaine, qui lui propose toutefois une possibilité de se racheter : s’il veut éviter la cour martiale, il doit retrouver le milliardaire Francis Foggs, disparu assez mystérieusement à bord de son yacht dans un atoll maudit en Nouvelle-Guinée.
Pour mener à bien cette mission qu’il ne peut refuser, Fletcher a besoin d’aide et se constitue une escadrille de mercenaires hétéroclites pilotant de vieux coucous de la Seconde Guerre mondiale. En mission non officielle, leur groupe forme l’escadrille fantôme. Assez indisciplinés et disposant d’un matériel vétuste, ces baroudeurs ne facilitent pas la tâche de leur chef improvisé. Les disparitions inexpliquées entourées de mystère dans « l’atoll maudit » ne les encouragent guère à respecter son autorité.
Dans un style graphique rétro, aux influences assumées d’Alex Toth et Milton Caniff, mais également moderne dans sa narration et ses cadrages, libérés des contraintes qu’impose la rigueur historique, les auteurs affichent la volonté de toucher un large public tout en se faisant plaisir. Cela se ressent au fil de la lecture. Que les mordus de warbirds se rassurent : les bons vieux zincs comme le P-38, le Mustang, le P-40 ou encore l’hydravion Vought Kingsfisher sont de la partie. Le lecteur n’est cependant pas noyé sous les informations techniques, et l’aviation, bien représentée, n’est pas pour autant le cœur de l’intrigue.
Suspense, péripéties et mystère, sans tomber dans le fantastique (tout du moins jusqu’à ce point du récit), attendent le lecteur curieux de cette nouvelle série sur le point de décoller.
Par David SPORCQ
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