Très bon
26 septembre 2025
Nous sommes en France quelques décennies plus tôt. En pleine guerre froide, sentant la menace sur le programme atomique français, le général De Gaulle exige des exercices simulant des attaques venant de l’Est. Évidemment Tanguy et Laverdure sont de la partie mais aussi Duval, un nouveau commandant de l’escadrille des Cigognes établie à Dijon.
Dans un contexte tendu, car la présence d’espions soviétiques est avérée, le comportement bizarre du commandant pose question. Les exercices sont réalisés dans des conditions périlleuses lors desquelles interviennent des intrus non identifiés. De plus, Tanguy soupçonne un sabotage de son zinc.
Les auteurs parviennent à nouveau à réaliser une bonne aventure classique. Tout l’art consiste à y réunir tous les ingrédients indispensables à une bonne histoire des deux pilotes français sans lasser, sans donner l’impression de se répéter, mais en proposant un vrai petit bonheur de lecture.
Ernest ne peut s’empêcher de commettre une gaffe. Les sueurs froides perlent sur le front des aviateurs en mission. Les notes techniques sur les zincs alimentent les bas de page. La vie sur la base aérienne est décrite comme si on y était. L’album s’achève sur un point d’interrogation. On ne change pas une recette tant appréciée : les auteurs l’appliquent à merveille, et l’exercice est loin d’être simple. Le dosage doit être parfait, sinon on tombe vite dans la caricature et l’album est raté. Le public peut être déçu pour un rien.
Des éléments que le lectorat de la série aime retrouver et présentés avec talent. Se laisser emporter par un récit à suspense où, bien évidemment, des zincs sont en action, toujours poussés à leur limite. Se replonger dans une époque à la fois lointaine et encore si proche. Rêver d’être un pilote de chasse qui mène à bien une mission importante et dangereuse, aux côtés, pour certains, de héros connus depuis l’enfance.
Un album qui récompense l’attente des fans de la série et qui peut tout à fait être lu par des lectrices et des lecteurs qui veulent la découvrir.
Par David SPORCQ
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