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C’est ici que débute notre enquête, menée tambour battant par la pétillante Rebecca et sa bande d’apprentis détectives.
Nadine, François et elle dressent la liste des suspects, observent, interrogent, échafaudent des théories, tout en restant, bien sûr, de véritables enfants : espiègles, enthousiastes, parfois maladroits, mais toujours sincères.
On se croirait dans un “huis clos” flottant, où chaque personnage dissimule ses petits secrets, et où la vérité se cache sous les sourires et les grimaces.
Le récit, pour la première fois, abandonne la succession de gags pour tisser une intrigue complète, où chaque indice compte et où la tension monte page après page. Ce choix narratif donne au tome une saveur de roman policier jeunesse, où le lecteur se plaît à jouer les détectives aux côtés de l’héroïne.
Mais, et c’est là le mystère le plus surprenant, Ernest, le microbe malicieux et complice habituel de Rebecca, se fait discret, presque invisible.
Lui, le deuxième personnage principal, n’est ici qu’une ombre, un témoin silencieux de l’enquête.
Ce choix étonne, intrigue, et laisse un petit vide, comme si Hercule Poirot n’apparaissait qu’au détour d’une page dans une de ses propres enquêtes !
Les amateurs du duo en ressentiront sans doute une pointe de frustration, tant leur complicité fait le sel de la série.
Heureusement, l’ambiance graphique, signée Antonello Dalena et colorisée par Cyrille Bertin, reste éclatante : chaque planche regorge d’énergie, de lumière et de détails savoureux, renforçant l’atmosphère ludique et estivale de l’aventure.
Et que dire de la “Super Fly”, cette console de rêve, qui fera briller les yeux de tous les geeks, petits et grands, transformant ce mystère en ode à la passion du jeu vidéo.
En somme, ce dixième tome d’“Ernest & Rebecca” est un polar pour enfants, enlevé et enjoué, qui saura captiver les jeunes lecteurs en herbe, tout en leur donnant envie, qui sait, de mener à leur tour l’enquête… en espérant retrouver bientôt Ernest au premier plan de la scène (qui sait, dans le #11, déjà annoncé par les auteurs ?)
Par Milan MORALES
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