Camille Blin (Une Agence à Soi) : « Les autrices rencontrent de nombreuses difficultés à proposer leurs dossiers à des grandes structures. » [INTERVIEW]

Par Christian MISSIA Dio 2 juillet 2024 
Camille Blin, ancienne responsable éditoriale aux éditions du Lombard, a créé « Une Agence à Soi » pour offrir un accompagnement personnalisé aux autrices et illustratrices. Son agence propose des services allant de la construction de dossiers de présentation à la négociation de contrats, en passant par le suivi des paiements et la médiation entre auteurs et maisons d’édition. Passionnée par l’interaction entre le texte et l’image, Camille Blin s’engage à soutenir les créatrices dans un milieu encore largement dominé par les hommes. Jusqu’à récemment, le métier d’agent artistique n’était pas permis en Belgique, ce qui rend l’initiative de Camille Blin encore plus remarquable. Découvrez son parcours, les défis qu’elle relève au quotidien, et les artistes talentueuses qu’elle représente.

Bonjour Camille Blin, vous êtes la fondatrice de l’agence Une Agence à Soi et vous vous spécialisez dans l’accompagnement et la représentation d’auteurs de bandes dessinées.

Camille Blin : Oui, principalement d’autrices mais aussi un peu d’auteurs.

Quel est votre parcours professionnel ?

J’ai toujours aspiré à travailler dans le domaine du livre et j’ai débuté dans le secteur de l’édition. J’ai reçu une formation approfondie en France, mon pays d’origine, spécialisée dans les métiers de l’édition. Grâce à un stage que j’avais effectué aux éditions Dargaud Benelux en Belgique, j’ai ensuite été embauchée pour un remplacement de six mois chez Dargaud Benelux. J’y ai commencé en tant qu’assistante éditoriale, puis j’ai eu l’opportunité de décrocher un CDI aux éditions Le Lombard, toujours en tant qu’assistante éditoriale. Cela a débuté en 2011, et durant ces douze années au Lombard, j’ai gravi les échelons : d’abord assistante éditoriale, puis adjointe au directeur Gauthier Van Meerbeeck, et enfin responsable éditoriale, équivalent à éditrice junior. Mon parcours dans la bande dessinée s’est ainsi déroulé pendant douze ans avant que je ne décide de fonder ma propre agence, afin de travailler plus étroitement avec les autrices plutôt que dans le cadre d’une maison d’édition.

Étiez-vous véritablement destinée à la BD, ou s’agissait-il davantage d’une opportunité qui s’est présentée à vous ?

Je me destinais véritablement à la bande dessinée, à l’illustration ou aux albums jeunesse. Mes parents étaient tous deux artistes plasticiens, bien qu’ils aient quelque peu dévié de cette voie par la suite. J’ai donc toujours été en contact avec le dessin, ayant été élevée à dessiner et éduquée dans une culture de tableaux et d’illustrations. Cela m’attirait bien plus que la littérature traditionnelle, où l’on travaille uniquement avec le texte. J’apprécie profondément l’interaction entre le texte et l’image. J’ai toujours lu beaucoup de BD, que ce soit à la maison ou à la bibliothèque, où je me rendais régulièrement.

Camille Blin (Une Agence à Soi) : « Les autrices rencontrent de nombreuses difficultés à proposer leurs dossiers à des grandes structures. » [INTERVIEW]
Une Agence à Soi - Agence artistique

Qu’est-ce qui vous a poussée à fonder cette agence, en particulier dans le domaine de la BD ? Quels besoins spécifiques avez-vous observés dans ce secteur ?

Cela a été déclenché par un burn-out, qui m’a donné le temps de réfléchir à ce que je voulais vraiment faire. J’adorais l’édition et je l’adore toujours, mais j’étais particulièrement attirée par l’idée d’accompagner les autrices et les auteurs dans leurs négociations et la gestion de leurs contrats. J’observais qu’elles rencontraient de nombreuses difficultés. Je parle souvent au féminin car j’accompagne principalement des autrices, bien qu’il y ait aussi quelques auteurs, même si je ne les ai pas encore mentionnés sur mon site. Les autrices éprouvaient de réelles difficultés à négocier, hésitaient souvent à le faire, avaient du mal à proposer leur dossier, à se sentir légitimes dès le départ pour négocier des contrats importants, et n’osaient pas cibler les grandes structures.

Il y avait également un éveil progressif au féminisme tout au long de ma carrière et une prise de conscience des disparités dans le milieu de la BD, un milieu très masculin qui laisse peu de place aux autrices, même si cela évolue. Intégrer ce paysage très masculin reste difficile pour elles. Grâce aux compétences que j’avais acquises, je voyais que je pouvais être un atout pour elles et leur apporter directement mon expertise. En travaillant dans une maison d’édition, j’accompagnais un projet déjà signé, mais le gros du travail en amont, c’est-à-dire monter le dossier, se sentir légitime pour postuler et signer un contrat, était déjà fait. Désormais, je travaille avec elles dès le début pour les aider à accéder à ces contrats.

Comment s’organise concrètement votre travail au quotidien ? Quelles sont les tâches précises que vous accomplissez pour accompagner les autrices, depuis le démarchage des maisons d’édition jusqu’à la signature du contrat et la publication du livre ? Quelles sont vos responsabilités concrètes ?

Cela varie en fonction des besoins des autrices, mais en général, voici ce que je propose : tout d’abord, j’accompagne les autrices dans la construction de leur dossier à présenter aux maisons d’édition. Pour celles qui en sont à leur premier album, je fais un retour sur leur dossier et leurs planches, en apportant mon regard d’éditrice pour les aider à correspondre aux lignes éditoriales des maisons ciblées. Il y a un échange constant à ce stade pour affiner le dossier.

Ensuite, si nécessaire, j’aide à démarcher les maisons d’édition, en le faisant parfois directement à leur place. Une grande partie de mon travail consiste également à négocier les contrats. Certaines autrices établies n’ont besoin de moi qu’à cette étape, car elles préfèrent éviter de négocier elles-mêmes pour préserver une bonne relation avec leur futur éditeur ou éditrice. La négociation peut en effet être perçue comme une confrontation, même si ce n’est pas le cas, et peut nuire à la relation créative.

Je prends donc en charge cette négociation, afin de permettre aux autrices de se concentrer sur leur création. Mon rôle inclut également la gestion de la lecture des contrats et le suivi des obligations contractuelles, afin de libérer les autrices des aspects chronophages et stressants de ces tâches. Mon agence, Une Agence à Soi, fait référence à Une chambre à soi de Virginia Woolf, soulignant ainsi l’importance pour les femmes de disposer d’un espace mental pour créer.

Après la négociation, je me retire en général pour laisser place à la relation directe entre l’éditeur ou l’éditrice et l’autrice. Toutefois, je peux continuer à suivre le projet de loin si l’autrice le souhaite. Si la maison d’édition n’accompagne pas suffisamment le projet, je peux offrir mon regard d’éditrice.

En cas de communication difficile entre l’autrice et la maison d’édition, j’interviens comme médiatrice pour faciliter les échanges. Enfin, je veille au suivi des paiements, m’assurant que les relevés sont envoyés et que les droits d’auteurs sont payés en temps voulu. Bien que ce travail soit encore en développement, ces tâches constituent les principaux aspects de mon accompagnement.

Portfolio - Aude Mermilliod
Aude Mermilliod © Une Agence à Soi

Depuis combien de temps votre agence existe-t-elle ?

Officiellement, j’ai lancé l’agence à la mi-mai [2024], donc c’est tout récent. J’ai quitté Le Lombard en janvier, et depuis, j’ai monté ma structure. Cependant, ce n’est qu’à la mi-mai que j’ai officiellement communiqué sur le projet. Oui, j’aurais sûrement plus à dire dans quelque temps. Pour l’instant, je découvre encore, mais je m’inspire de ce que mes collègues en France font déjà, ce qui me permet de bien saisir en quoi consiste ce métier.

Dans nos échanges préliminaires, vous m’aviez expliqué que ce métier existe dans la BD depuis un certain temps en France.

Au sein de la bande dessinée, cela reste relativement récent si l’on compare avec la littérature. En Belgique, à l’exception de l’attachée de presse Stéphane Levens, je ne pense pas connaitre des gens qui soient dans ce métier.

Comment expliquez-vous qu’il n’y ait pas eu d’autres agences ou d’autres personnes qui se soient lancées dans ce service en Belgique ?

Alors, j’ai appris que jusqu’à récemment en Belgique, il était illégal d’exercer le métier d’agent d’artiste. Je n’ai pas tous les détails et je n’ai pas fait de recherches approfondies, mais on m’a indiqué qu’il y avait une loi qui associait cette activité à quelque chose d’illégal. Je crois que cela a changé assez récemment et que désormais ce n’est plus le cas.

Dans le métier du livre ?

Non, pour les artistes en général. Même dans la musique. En Belgique, il semble qu’il y avait une ancienne loi qui rendait illégal le métier d’agent artistique, couvrant divers domaines comme la musique et les autres formes d’art. Cette loi n’avait pas été révisée jusqu’à récemment, ce qui explique pourquoi il n’y a pas eu d’agences ou de personnes se lançant dans ce secteur. Maintenant que cette situation a été clarifiée et que l’enregistrement en tant qu’agent artistique est possible, cela ouvre la voie à un développement potentiel de ce métier en Belgique. En France, j’ai remarqué que ce sont souvent des individus qui ont travaillé dans des maisons d’édition qui se lancent ensuite en tant qu’agents artistiques. Il est donc probable que le même phénomène se produise en Belgique, d’autant plus qu’il y a une réelle demande pour ce type de service. Depuis mes débuts, j’ai déjà reçu énormément de demandes, ce qui témoigne de l’intérêt croissant pour ce métier dans la région.

Quelles sont les qualités à avoir pour faire ce métier ?

Les qualités relationnelles et de négociation sont essentielles, que l’on rejoigne une structure existante ou que l’on crée la sienne. Pour ma part, il y a également un besoin considérable en organisation et en esprit entrepreneurial. Il est crucial de savoir construire une structure, de maîtriser les aspects web, la comptabilité et la gestion financière.

De droite à gauche : Marie Dubois, Marzena Sowa et Emilie Plateau
Les artistes signés dans l’agence "Une Agence à Soi".
Marie Dubois & Marzena Sowa © Chloé Vollmer-Lo
Emilie Plateau © Céline Levain

Lorsque vous mentionnez le web, faites-vous référence à la communication en ligne ?

En effet, cela englobe la gestion et l’entretien d’un site web, ainsi que la création de nouvelles pages. Bien que ce ne soit pas moi qui ait créé mon site web, j’ai un webmaster qui s’en est chargé. Cependant, je découvre progressivement ce domaine. De même, la communication sur les réseaux sociaux n’était pas mon point fort au départ, c’est une compétence que j’acquiers peu à peu.

La comptabilité est prise en charge par un comptable, mais il est nécessaire que j’en comprenne les aspects fondamentaux. Pour le métier d’agent, il est indispensable d’avoir une connaissance approfondie du secteur éditorial. Grâce à mes nombreuses années passées aux éditions du Lombard, j’ai acquis une solide expérience, mais je dois continuer à développer mes compétences, surtout que je travaille non seulement dans le domaine de la BD mais aussi dans la littérature. Il est primordial de développer un réseau dans ces domaines spécifiques.

Peut-on citer les noms des artistes que vous représentez ou est-ce une information confidentielle ?

Elles figurent sur mon site, bien que celui-ci ne soit pas encore totalement à jour. Je représente également des illustratrices spécialisées dans la publicité et la communication. Parmi les autrices BD que je représente, il y a Marzena Sowa et Émilie Plateau. Il y a également Silvana Lopez, qui va bientôt démarcher son premier projet de bande dessinée. Il y a aussi Violette Suquet, l’auteure de Endogirls, ainsi que Clémence Perrault, connue pour une série jeunesse publiée chez Dupuis. Voilà pour mes artistes actuellement représentés.

Merci pour votre disponibilité.

Portfolio Une Agence à Soi
Une Agence à Soi © DR

Par Christian MISSIA Dio

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Code EAN :

Une Agence à soi - Agence artistique

contact@uneagenceasoi.be
1060 – Bruxelles, Belgique

Photos :

Camille Blin © Joanna Doukov
Marie Dubois & Marzena Sowa © Chloé Vollmer-Lo
Emilie Plateau © Céline Levain

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✍ Marzena Sowa ✏️ Marie Dubois ✏️ Emilie Plateau Belgique
 
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53 Messages :
  • à l’exception de l’attaché de presse Stéphane Levens, je ne pense pas connaitre des gens qui soient dans ce métier.

    Il manque un E à attachée, Stéphane Levens est une femme.

    Je pense que c’est une erreur de penser que le métier serait plus difficile pour les femmes que pour les hommes, il l’est tout autant pour les unes que les autres.

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    • Répondu le 2 juillet 2024 à  22:28 :

      Parmi les innombrables âneries écrites ici par Laurent Colonnier ici depuis des années, celle-là est le pompon. N’y prêtons pas attention, c’est une simple provocation.

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      • Répondu le 3 juillet 2024 à  07:24 :

        Ce n’est pas plus difficile pour une femme que pour un homme parce que le sexe ne détermine pas le succès et c’est uniquement le succès qui rémunère les artistes.

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        • Répondu le 3 juillet 2024 à  08:48 :

          Les machos en plein aveuglement une fois de plus… Pour une femme qui dessine , il y a encore 20 ans, il était quasi impossible de signer chez un éditeur. Aujourd’hui, c’est beaucoup beaucoup plus facile… à condition que vous proposiez une BD sur les femmes, la condition féminine, le féminisme ou un biopic sur une figure féminine. On peut parler de progrès mais il est très encadré et très limité.

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          • Répondu par Auteur·ice le 3 juillet 2024 à  09:58 :

            Hier comme aujourd’hui, à talent égal, ce n’est pas plus difficile pour une femme que pour un homme.

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          • Répondu le 3 juillet 2024 à  10:02 :

            Pour une femme qui dessine , il y a encore 20 ans, il était quasi impossible de signer chez un éditeur.

            Je ne sais pas quel âge vous avez, mais il y a 20 ans il y avait déjà beaucoup d’autrices de talent qui publiaient, renseignez-vous avant d’affirmer des trucs faux.

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            • Répondu le 4 juillet 2024 à  23:26 :

              Un seul exemple : Fluide Glacial a publié un album dessiné par une femme pour la première fois il y a 20 ans. Avant, c’était tout simplement inimaginable.

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              • Répondu le 8 juillet 2024 à  05:16 :

                Prêter des intentions machistes à Fluide Glacial alors que son fondateur est à l’origine de la création de l’Écho des Savanes avec Claire Bretécher révèle votre inculture. Par ailleurs, dans sa rubrique consacrée au café théâtre, Fluide faisait régulièrement l’éloge d’humoristes femmes comme la comédienne Zouk, plébiscitant les débuts de Murielle Robin et d’autres. Allez consulter, à première vue vous avez chopé une cancel culture.

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                • Répondu le 8 juillet 2024 à  19:37 :

                  On ne prête pas d’intention machistes à Fluide, mais avant 2000 et l’arrivée de Claire Bouilhac, il n’y avait pas de dessinatrices là-bas. Que des mecs au bouclage. Brétecher a travaillé à l’Écho des Savanes, mais pas à Fluide.

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          • Répondu par Oleg le 3 juillet 2024 à  10:14 :

            à condition que vous proposiez une BD sur les femmes, la condition féminine, le féminisme ou un biopic sur une figure féminine.

            Vous devriez aller faire un tour en librairie, vous seriez bien étonnée.
            Il se peut même que vous ayez lu des albums sans savoir qu’ils étaient fait par des femmes.

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          • Répondu le 3 juillet 2024 à  10:22 :

            Faut arrêter de se mettre des barrières dans la tête en prétendant que c’est de la faute des autres.
            Le discours victimaire comme seul argument de défense, c’est facile et mesquin.
            Dans la BD et la littérature, les femmes peuvent proposer ce que bon leur semble. Si c’est publiable, ce sera publié.
            Le sexe, on s’en fout ! Ayez du talent et les lecteurs vous suivront !
            Au début, pour n’importe qui, que vous soyez une femme ou un homme, personne ne veut de votre travail. Plus. vous insistez, plus vous vous battez et plus votre art s’impose comme une évidence. Le succès est lié au hasard mais à force de travail, un artiste trouve sa place parce qu’il la crée !
            C’est cette place unique, cette différence qui rend l’artiste indispensable. Peu importe son sexe !

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          • Répondu par Lol le 3 juillet 2024 à  10:28 :

            Ayez du talent et vous n’aurez aucune difficulté à être publiée.

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            • Répondu le 5 juillet 2024 à  18:14 :

              "Ayez du talent et vous n’aurez aucune difficulté à être publiée." C’est d’une condescendance totale, dans la mesure où c’est visiblement adressé par un homme à une femmes. En plus, c’est stupide. C’est le travail, bien davantage que le talent, qui fait un ou une artiste ;

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              • Répondu le 6 juillet 2024 à  09:25 :

                Le talent, c’est le fruit du travail.
                Dire "ayez du talent" veut dire ayez travaillé énormément.
                Rien de stupide et de condescendant. Les éditeurs vous publient parce que vous avez du talent, pas parce que vous êtes une femme ou un homme.

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                • Répondu par erreur 404 le 6 juillet 2024 à  11:09 :

                  Non, le talent n’est pas le fruit du travail. Si vous n’avez pas de talent vous pouvez travailler autant que vous voulez, ça ne vous en donnera pas.

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                  • Répondu le 8 juillet 2024 à  06:16 :

                    Selon vous, le talent est un don.

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                    • Répondu par erreur 404 le 8 juillet 2024 à  10:14 :

                      Oui. Ne croyez-vous pas que Giraud, Franquin, Mozart ou Beethoven avait un don ?
                      Les artistes qui travaillent beaucoup sont légions, mais les génies sont rares, le talent est un don.

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                      • Répondu le 8 juillet 2024 à  19:38 :

                        L’inné et l’acquis, cette question philosophique n’a jamais été tranchée. On ne la réglera pas ici et maintenant. Et d’ailleurs ce n’est pas du tout le sujet de l’article.

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          • Répondu par Michel Dartay le 3 juillet 2024 à  18:44 :

            Les femmes dessinatrices sont quand même nombreuses dans la BD, au siècle dernier Bretecher, Claveloux, Montellier, Goetzinger !
            Et dans ce nouveau siècle, Mottin et Bagieux pour les blogs, mais aussi Miralles et Tillier ! Plus Montaigne et beaucoup d’autres !

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            • Répondu le 4 juillet 2024 à  08:03 :

              Wahou ! Quelle volée de messages niant la réalité ! Ces messieurs continuent visiblement à ne pas vouloir prendre la mesure de leur privilège. Pourtant je suis un monsieur qui travaille dans la BD moi aussi et je ne retire pas un mot de ce que j’ai dit. Les femmes sont bien plus admises qu’autrefois chez les éditeurs, et bien plus nombreuses (merci de nous rappeler les 3 seules qui travaillaient dans les années 70), mais elles ne sont toujours pas libres de choisir leur sujets, bien moins que les hommes, et par ailleurs elles sont encore généralement moins bien payées qu’eux, comme c’est le cas dans tous les métiers. Et vu les réactions de déni que ça déclenche, ce n’est pas près de s’arranger.

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              • Répondu le 4 juillet 2024 à  12:52 :

                1 - Un homme qui parle au nom des femmes.

                2 - Il y a une différence entre nier la réalité et ne pas la connaître.

                3 - Parmi les autrices qui nous lisent, quelles sont celles qui non pas le choix de leur sujet et sont obligées de travailler sur des thèmes imposés "féminins" par des éditeurs ou des éditrices ?
                Témoignez !

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                • Répondu le 4 juillet 2024 à  13:50 :

                  Je ne parle pas au nom des femmes, elles n’ont pas besoin de porte-parole. Je travaille dans l’édition BD depuis 30 ans et même si elles sont plus nombreuses, croire que c’est aujourd’hui aussi facile et aussi bien payé pour les femmes que pour les hommes est un aveuglement total, qui arrange probablement bien la conscience de beaucoup.

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                  • Répondu par Kyle William le 4 juillet 2024 à  23:30 :

                    Je plussois. Sur ce sujet-là comme sur celui du harcèlement de rue par exemple, beaucoup de mecs (dont moi autrefois) sont encore dans un aveuglement et un déni total. Evidemment que c’est un progrès s’il y a plus de femmes dans la BD, si elles ne sont plus cantonnées au dessin pour enfants et au dessin d’animation, mais il y a encore énormément de progrès à faire, dans ce métier comme dans les autres, pour parvenir à une vraie égalité.

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                    • Répondu le 6 juillet 2024 à  09:30 :

                      "si elles ne sont plus cantonnées au dessin pour enfants et au dessin d’animation, "

                      Vous avez encore un gros travail à faire pour vous sortir de vos préjugés.
                      Dessiner pour les enfants ou pour l’animation peut être un choix. Pourquoi serait-ce rabaissant de s’adresser aux enfants ? L’enfance n’est pas un domaine réservé aux femmes. Des tas d’hommes préfèrent dessiner et écrire pour les enfants. Il n’y a pas non plus une supériorité ou une consécration à ne s’adresser qu’aux adultes.

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                      • Répondu par Kyle William le 6 juillet 2024 à  13:40 :

                        L’art de me faire dire ce que je n’ai pas dit. Je n’ai jamais nié que faire de l’illustration pour enfants pouvait être un choix et une activité noble. C’est simplement dommage et sexiste d’avoir pendant très longtemps cantonné les dessinatrices à ce domaine. Certaines avaient sûrement envie de faire autre chose.

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                  • Répondu le 5 juillet 2024 à  07:01 :

                    À commencer par la conscience des éditeurs et de eurs employés. Ce sont les éditeurs qui décident du tarif, pas les auteurs entre eux. S’il existe des injustices concernant la rémunération des autrices, les auteurs n’y sont pour rien. Si vraiment les autrices sont en général moins bien rémunérées que les hommes, c’est la seule volonté des éditeurs. Mais comme chaque auteur ou autrice est un cas particulier, il faudrait être plus précis. Vous ne me ferez pas croire que les autrices à succès sont moins bien payées que les auteurs qui n’en ont aucun. Vous parlez de quoi ? D’avances plus faibles ou de pourcentages plus faibles pour les femmes ?

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            • Répondu par Giorgio le 4 juillet 2024 à  09:00 :

              C’est pourtant la vérité. Sauf dans l’underground, toutes les autrices que je connais font de la BD féministe ou qui parle de femmes. A part Marion Montaigne et quelques autres qui ont du succès et ont imposé leur truc, les autres ont beaucoup de mal à convaincre les éditeurs de leur confier autre chose, même quand ce sont des éditrices. Y a un créneau pour la BD féministe en ce moment et tout le monde s’y précipite, mais les filles peuvent parler de tous les sujets !

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          • Répondu le 3 juillet 2024 à  19:01 :

            Comment une agence pourra t-elle se payer sur la gestion de rémunérations proches du SMIC ? Chaque auteur apprend à être son propre agent, même les plus grands se gèrent seuls ou se font seconder par un proche. Je suis peut-être un peu trop terre à terre et qu’on m’explique si je n’ai pas compris, sur le site de l’agence en question il n’y a aucune information à propos des conditions.

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            • Répondu le 3 juillet 2024 à  22:14 :

              Parmi les plus « grands », plusieurs ont déjà des agents, et c’est plutôt une bonne idée de pouvoir se faire représenter, même quand on est « petit ». Ça devrait même se généraliser, ça réduirait la dimension paternaliste qui sévit encore trop souvent dans les rapports entre éditeurs et auteurs. Et l’argent n’est pas un problème. L’agent se paye à la commission, comme le font les managers de tous les groupes de rock ou de rap, même ceux qui ne gagnent pas le Smic en cumulant les rémunérations de tous leurs membres.

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              • Répondu le 4 juillet 2024 à  07:20 :

                Je reçois bien votre réponse mais je ne comprends pas pourquoi votre argumentaire bifurque vers un prétendu paternalisme entre éditeurs et auteurs qui se réduirait par l’intervention d’une agence. « une agence » doit assumer un minimum de frais fixes et doit avoir un modèle économique. les artistes que vous comptez représenter viennent vers vous dans l’espoir de travailler et de voir leurs œuvres diffusées. La réalité de l’édition n’est pas le paternalisme prétendu des éditeurs, mais selon-moi l’absence de rapport de force entre « travailleurs et patrons »de ce « métier ». C’est, toujours selon moi, une jungle semi organisée, aux rémunérations aléatoires, composée la plupart du temps de jeunes artistes. Auriez-vous les moyens nécessaires pour salarier vos illustrateurs et leurs donner tous les droits du travail ? Ce serait révolutionnaire mais aucun éditeur ne le fait et surtout pas les riches de l’édition, vous savez, ceux qui grignotent le prix à la planche et qui accumulent des biens immobiliers. Par ailleurs et pour revenir à votre activité, l’école à pour mission de former ses étudiants à réaliser un dossier de présentation, je pense à la Cambre en Belgique où, l’école d’animation des Gobelins en France.

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                • Répondu le 4 juillet 2024 à  23:20 :

                  "C’est, toujours selon moi, une jungle semi organisée, aux rémunérations aléatoires, composée la plupart du temps de jeunes artistes. " Exactement, de jeunes artistes qui sont trop souvent infantilisés par les éditeurs qui les font travailler, c’est la définition du paternalisme.

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                  • Répondu le 5 juillet 2024 à  17:50 :

                    écoutez, continuez à vous focaliser sur un prétendu paternalisme éditorial en pensant que c’est la cause de tous les maux, les dominants adorent les foules distraites. Établir un rapport de force entre artistes et éditeurs est illusoire. J’ai joué 2 fois le syndicaliste dans ma petite carrière, une fois ça m’a coûté ma publication hebdomadaire en presse et une autre fois, j’ai pu jeter 6 mois de travail de recherches sans rémunération, mes remarques étaient pourtant argumentées. N’oubliez pas aussi que c’est un job de saltimbanque qui n’est pas de première nécessité pour la société, quand on voit comment on traite le personnel hospitalier...le paternalisme aussi peut-être ?

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          • Répondu le 4 juillet 2024 à  07:25 :

            Il me semble que Posy Simmonds, grand prix d’Angoulême est une femme. Elle est même une femme de grand talent avec 45 ans de carrière dans la presse anglaise. Homme ou femme dans la BD, le préalable est qu’ils aient du talent, non ?

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      • Répondu par Pol le 3 juillet 2024 à  10:00 :

        Ce n’est pas du tout une ânerie, Stéphane Levens est bien une femme, je la connais, c’est la meilleure attachée de presse de Belgique.

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      • Répondu par Laurent Colonnier le 4 juillet 2024 à  17:25 :

        Aucune ânerie, c’est aussi difficile pour les hommes que pour les femmes, je suis dans ce métier depuis 40 ans, j’en sais quelque chose.
        Je note, une fois de plus , que tous les donneurs de leçons sont anonymes...

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        • Répondu le 4 juillet 2024 à  23:24 :

          Ça a l’air d’être difficile pour vous en tout cas. Mais on admire votre courage de ne pas être anonyme ici et on vous aime bien quand même, même si visiblement, vous ne savez pas ce que c’est qu’être une femme au travail, et même dans un métier artistique.

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  • la discrimination HF est interdite au niveau des salaires en France, à travail et compétence égale, bien sûr. Auteurs et Autrices ne sont pas salariés, mais touchent des droits d’auteur. Je ne vois pourquoi une Autrice vendant huit mile albums à douze euro toucherait moins de droits que son collègue masculin aux chiffres de vente équivalents.
    Mais du conseil dans la négociation des contrats peut étre utile, car ces contrats sont rédigés par des juristes spécialisés qui défendent les intérêts des éditeurs.

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    • Répondu le 4 juillet 2024 à  13:20 :

      Femelle ou mâle, vous ne pouvez négocier les termes d’un contrat que lorsque vous vendez déjà beaucoup. Autrement, vous prenez ce qu’on vous donne et vous la fermez .

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      • Répondu par Auteur·ice le 4 juillet 2024 à  22:46 :

        Totalement faux, il faut négocier son contrat, même si on vend peu ou qu’on n’a encore jamais publié. Tout est négociable et doit l’être.

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        • Répondu le 7 juillet 2024 à  08:03 :

          Quand vous négociez avec un rapport de force complètement asymétrique, vous n’obtenez pas grand chose de plus. Il faut avoir un succès commercial pour pouvoir VRAIMENT négocier.

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          • Répondu le 7 juillet 2024 à  10:04 :

            C’est un sophisme. Il faut avoir un succès commercial pour vivre de la BD de toute façon. Mais l’habitude de renégocier un contrat est bonne à prendre, même pour un auteur débutant ou un auteur qui n’a pas énormément de succès. Demander un petit supplément de rémunération est une bonne façon de mesurer la motivation de l’éditeur quant à vous signer sur ce livre.

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            • Répondu le 7 juillet 2024 à  12:06 :

              Votre demande d’augmentation peut aussi se solder par un : NON ! Et dans ce cas il faut réussir à surmonter sa frustration. si au contraire vous jouez les syndicalistes forcené, vous rejoindrez la porte de sortie et dans le couloir vous croiserez ceux qui attendent et qui sont trop contents que vous laissiez la place. Quant à vous, vous irez faire votre alboum chez un autre patron, peut-être.

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              • Répondu le 7 juillet 2024 à  18:34 :

                Si votre éditeur vous parle comme ça, vous n’avez rien à faire avec lui en effet. Il faut quand même avoir en tête qu’en aucun cas, vous ne serez salarié de votre éditeur, et que par conséquent en aucun cas, il ne sera votre patron. Le but est quand même de lui faire regretter de vous avoir laisser partir ailleurs.

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                • Répondu le 8 juillet 2024 à  05:25 :

                  "Le but est quand même de lui faire regretter de vous avoir laisser partir ailleurs"....c’est vraiment trop mignon. Je pensais que le but était de faire un livre et d’aller vers un public et je constate , dans votre cas, qu’il s’agit avant tout de flatter votre égo. Merci pour le rire que vos propos ont provoqué, quant aux éditeurs ils n’ont qu’a bien se tenir. Une question s’impose désormais, ces "éditeurs pleins de regrets" pourront -ils encore trouver le sommeil après ça ?

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                  • Répondu par Auteur le 8 juillet 2024 à  10:11 :

                    Dupuis a laissé partir ZEP, ils s’en mordent encore les doigts. Ils ont refusé Ducobu, alors que tout Zidrou était publié chez eux, pas de bol c’est sa seule série qui marchent. Glénat regrettent toujours que Bourgeon ne soit plus édité chez eux. Les exemples d’éditeurs qui regrettent sont nombreux.

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                  • Répondu le 8 juillet 2024 à  19:35 :

                    Ce n’est pas "trop mignon", c’est un business la BD pour commencer, c’est vous qui êtes mignon de croire encore que c’est un art. Les exemples sont légion d’éditeurs qui ont refusé des auteurs et l’ont regretté ensuite. Un seul exemple : Fluide Glacial a laissé passer Zep.

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                    • Répondu le 9 juillet 2024 à  08:40 :

                      Zep publie dans Fluide ( de petites choses) à partir de 1992. Par ailleurs, les éditions Audie, fluide glacial, n’étaient peut-être pas les plus intéressantes du point de vue de l’auteur, je pense à la distribution. Vous relayez des rumeurs ou des faits sortis de votre imagination. Vous n’étiez pas témoin d’un prétendu désaccord entre ZEp et Fluide, tout ça c’est l’écho du café du commerce, aujourd’hui on dit : fakes news bar

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                      • Répondu le 9 juillet 2024 à  15:07 :

                        Fluide a refusé Titeuf, ce n’est ni une fake-news, ni un scoop, c’est un fait connu.

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                        • Répondu le 9 juillet 2024 à  19:50 :

                          C’est entendu, mais quel rapport avec le sujet de l’article ?

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  • Vous mégenrez Stéphane Levens en ne mettant pas de e à attachée.

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    • Répondu le 5 juillet 2024 à  22:40 :

      Il y a une façon très simple de constater que les combats pour l’égalité des chances entre hommes et femmes dans les métiers (et notamment en terme de rémunérations) ne sont pas terminés. N’importe quel message féministe posté ici, que ce soit par une femme ou par un homme, déclenche une avalanche de messages de déni, de protestations, voire purement machos, de la part des intervenants masculins. C’est de l’ordre de 1 message pour 20 ! Visiblement ça en chatouille encore beaucoup de devoir faire une place aux femmes ou d’admettre que la société, en l’occurrence le secteur de l’édition, ne leur pas toujours (et toujours pas) garanti l’égalité des chances.

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  • Et bizarrement, personne ne parle du succès de Mortelle Adèle Le Mag, énorme succès dessiné par une femme !

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    • Répondu le 7 juillet 2024 à  21:31 :

      Et Tom tom et Nana, les Triplés, des œuvres d autrices aussi.

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