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Non pas, les commissaires Damien MacDonald & Marguerite Demoëte et les scénographes Soplo et Romain Guigou se sont employés à suivre une autre voie, davantage littéraire, anglée sur des sujets rarement vus de son travail, notamment ses dessins sur la guerre. « Lire et relire l’époque », tel est le mot d’ordre.
Jusqu’ici, les expositions montrant son travail alignaient les planches de façon chronologique. Ici, toute la narration de l’exposition tourne autour des carnets de croquis de l’artiste préparatoires à ses albums mondialement reconnus comme Tamara Drewe, Gemma Bovery et Cassandra Drake (Denoël) ou l’on retrouve ses influences littéraires du très British Charles Dickens au très Frenchy Gustave Flaubert dont on montre ici des dessins inédits tirés de leurs oeuvres.
À contrepied de l’individualisme forcené de nos sociétés, Posy jette un regard sur ceux qui sont oubliés : des portraits d’anonymes, de mendiants, de travailleurs et de passantes dans la City de Londres au temps du Covid, ou une sarabande d’animaux très différents mais tout aussi charmants que ceux de Beatrix Potter. Mélangeant la chronique littéraire à la satire sociale, avec empathie et sagacité, Posy Simmonds, avec ses couleurs douces, jette un regard ironique mais tendres sur les travers de notre société.
Par Didier PASAMONIK
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Photos ; D. Pasamonik (L’Agence BD)