Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html
Excellent
1er septembre 2025
Ancien basketteur professionnel, Virgile vit seul depuis le départ de sa femme. Un après-midi, en tentant de secourir un chat perché dans un arbre, il chute lourdement. À son réveil à l’hôpital, il découvre qu’il est tétraplégique. Cloué dans son lit, Virgile conserve néanmoins l’humour et la dignité qui l’ont toujours porté. Il accueille ses proches avec malice, mais la vie alitée ronge peu à peu son moral.
Le récit, drôle et sensible, n’est pourtant jamais larmoyant. Zidrou transforme ce parcours douloureux en fable lumineuse et pleine d’espoir, où doutes, souvenirs et remords reviennent non pour hanter, mais pour dresser un bilan et cultuver la réflexion.
Contrairement au film On Ira de Enya Baroux,, autre récit marquant sur la fin de vie, la mort médicalement assistée apparaît ici en arrière-plan. Pas de discours militant, ni de pathos excessif : Virgile ne s’avance pas en porte-étendard. Son choix est évoqué avec simplicité, presque facilité. Cette légèreté narrative, pensée pour préserver le ton lumineux, pour ainsi dire Feel-Good de l’album, peut laisser de côté la souffrance des proches ou des patients confrontés à une telle épreuve. Il n’en reste pas moins que Virgile est une œuvre profondément juste, où l’émotion prime sur le drame.
De son côté, Lucy Mazel adapte son trait à ce registre plus adulte : ses aquarelles vibrantes, à la fois chaudes et sensibles, portent un regard humain et une infinie douceur à chaque page, qui contraste avec l’âpreté du sujet.
Un album sobre empli d’émotions, point d’orgue de cette rentrée BD.
Par Kelian NGUYEN
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.
Virgile - Par Lucy Mazel & Zidrou - Ed. Lombard