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Excellent
25 juin 2024
Dès lors s’engage une course poursuite, dans tous les sens du terme. Non seulement, Pastorius Grant est pourchassé, mais surtout, son passé le poursuit et il se met en quête de sa propre identité.
Marion Mousse déploie une palette de couleurs chatoyantes. La couleur, directe, envahit tout, le texte (percutant par ailleurs) est réduit à une portion congrue, voire absent durant de nombreuses pages.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que Marion Mousse, en termes graphiques, sait se renouveler. Rien à voir, ici, avec les ouvrages précédents : le noir et blanc de Béla Lugosi, ou le dessin beaucoup plus réaliste utilisé dans GoSt 111, ouvrage qui a reçu le Fauve Polar SNCF au Festival d’Angoulême en 2021.
On a donc affaire ici à une oeuvre à part, un western authentique, assez métaphorique, très loin, visuellement surtout, de ce que l’on peut lire dans le genre, comme le laissait d’ailleurs présager la très belle couverture, avec Pastorius Grant courbé sur son cheval, en contre-jour, tranchant sur le paysage chatoyant et surmonté du fameux doigt de Dieu (cette pierre en surplomb qui menace de tomber, tout comme Pastorius). On vous le recommande vivement !
Par Philippe LEBAS
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