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Lydia et le vaisseau des tempêtes largue les amarres dans les cinémas français

Par Rémi BARNAULT Bon 11 août 2026 
Après Le coq de St-Victor, La légende de Sarila ou encore Katak, le brave béluga, les studios québécois 10e Ave Productions présentent leur nouveau film 3D, Lydia et le vaisseau des tempêtes.

L’histoire nous emmène sur une île celtique entourée par une mystérieuse étendue appelée “mer de Brume”. C’est toute la particularité de cet univers : les bateaux ne voguent pas sur l’eau, n’affrontent pas les vagues, mais bien une purée de pois. Après avoir perdu ses parents lors d’une expédition, Lydia part vivre avec son grand frère, Thaddeus, chez leur grand-mère, dans un élevage de moutons.

Lydia aspire à étudier l’astro-magie, mais sa grand-mère, protectrice, met toujours un frein à ses ambitions. Leur paisible quotidien est perturbé par l’arrivée d’une grande tempête contrôlée par un être maléfique surnommé l’Envoûteur. L’être de magie utilise le pouvoir des brumes pour se nourrir de la mémoire des enfants qu’il kidnappe, afin d’alimenter sa magie. Cette fois-ci, sa proie n’est autre que Thaddeus, qu’il attire sans mal, à l’aide d’un chant faisant penser à celui des sirènes.

Malgré les avertissements de sa grand-mère, qui lui a toujours interdit ne serait-ce que de regarder la brume, Lydia décide de partir à la rescousse de son frère. Elle est accompagnée de son fidèle “Bestiole”, une petite créature à antennes dont le rôle est clairement d’apporter une touche de mignonnerie tout au long du film. Lydia et Bestiole sont alors recueillis par le joyeux équipage d’un bateau de type “perce brume” baptisé le Dauphin. Au passage, qualifier l’équipage de joyeux relève presque de l’euphémisme, tant celui-ci respire la joie de vivre et la bonne humeur. Un contraste parfois surprenant au regard de la nature de leur mission : retrouver des enfants disparus. Mais après tout, il faut bien garder le moral et trouver de quoi s’occuper au cours d’un long voyage…

Lydia fait la connaissance de Lucas, seul autre enfant à bord du bateau et accessoirement fils du capitaine Chadio. Les deux enfants développent rapidement une rivalité, tous deux aspirant au poste de mousse. Mais Lydia semble se rappeler assez vite que son véritable rêve est de devenir astro-magicienne, persuadée que la magie pourrait l’aider à retrouver son frère. Or, le Dauphin compte à son bord l’une de ces pratiquantes, prénommée Ambrosia. Cette dernière se montre toutefois peu encline à lui transmettre son savoir.

On peut voir dans Lydia et le vaisseau des tempêtes un film sur la transmission et le temps qui passe, emportant avec lui une partie de nos souvenirs. En filigrane, il évoque également l’apprentissage du fait de grandir.

Il n’est pas sans faire penser au conte de la Reine des Neiges et son film adapté par Disney en 2012, mais aussi, par certains aspects, à Peter Pan. Le long métrage, d’une durée d’une heure et vingt-quatre minutes, est en réalité une adaptation libre du roman Le Vaisseau des tempêtes (1996), d’Yves Meynard - qui fête cette année son 30e anniversaire - ainsi que de sa suite, Le Prince des glaces.

Le long métrage est porté par les musiques et les ambiances agréables de Jean-François Racine, qui lui vaudront un prix au Festival de cinéma en famille de Québec.

Sur d’autres aspects, le résultat s’avère plus inégal : certains personnages sont sous-exploités, tandis que la majeure partie de l’équipage du Dauphin demeure en retrait. Le final se révèle lui aussi en demi-teinte, laissant subsister quelques frustrations et une intrigue qui aurait mérité une résolution plus aboutie.

En dépit d’un léger manque de maturité dans son écriture et de quelques occasions manquées, Lydia et le vaisseau des tempêtes demeure une aventure fantastique portée par plusieurs bonnes idées dans la réalisation et une animation correcte. Une belle évasion pour cet été, adaptée aux plus jeunes.

Par Rémi BARNAULT

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Lydia et le Vaisseau des tempête est à retrouver dans les salles obscures françaises, dès ce 12 août.

à partir de 6 ans Aventure Fantasy
 
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