L’Or du démon T. 2 : Mongolie - Par Lele Vianello - Ed. Mosquito

Par Stéphane GROBOST Bon 7 décembre 2024 
Lele Vianello termine en beauté sa quête au trésor maudit : le deuxième tome de Mongolie convoque magie tibétaine et histoire à travers une galerie de personnages atypiques…

Le titre de ce second et dernier opus est programmatique : nos aventuriers sont bel et bien en prise avec des forces occultes qui les dépassent .

Le Baron qui se prenait pour la réincarnation de Gengis Khan hante cette histoire qui dénonce la cupidité des différents protagonistes en quête du trésor caché par ce fou mystique dans les montagnes avant sa mort.

Le récit commence au Tibet ou on retrouve le Dalaï-Lama qui vient de faire un mauvais rêve…
Tout l’album peut aussi se concevoir comme un cauchemar dont le lecteur va se réveiller.
On suit le périple des redoutables moines-guerriers Dob-Dobs chargés d’escorter l’ingénieur anglais Gordon pour récupérer le trésor maudit.

Las, une espionne borgne russe a dérobé les plans à la fin du tome précédent. On la retrouve toujours aussi cynique en quête d’une nouvelle alliance qui engage le Parti Communiste russe et le bandit de grand chemin Ever Khan. Du coté du convoi des moines-guerriers, la rencontre avec une patrouille anglaise va leur fournir une aide involontaire et inattendue...

Viannello est un auteur complet dont le scénario fait référence personnage de Roman Von Ungern-Sternberg, surnommé le « Baron fou », découvert dans l’épisode Corto Maltese en Sibérie sur lequel il avait collaboré avec Hugo Pratt .

Vianello nous mené au bout de la course avec une galerie de personnages sans foi ni loi sans donner le premier rôle à aucun d’eux. Ils semblent être les marionnettes d’un destin farceur et nihiliste. Faut-il voir cette quête comme un processus d’exorcisme collectif, comme peut le laisser envisager la fin énigmatique qui évoque un vol de corbeau en écho du début de l’histoire ?

Le style graphique de Vianello est toujours aussi percutant mêlant réalisme et abstraction, scènes de dialogues explicatifs et scènes de contemplation. Il sait jouer sur le clair obscur et ne surcharge jamais ses décors, arrivant à un certaine épure en privilégiant alternativement les fonds noirs et blancs. Les scènes de désert sont particulièrement réussies avec souvent la lune en second plan, telle une divinité maléfique qui va peser sur la destinée des chercheurs de trésor.

Mongolie est un histoire qui se tient de bout en bout dans un registre historico-fantastique , une quête sans héros, un voyage au coeur de l’âme humaine désertée par le sens du sacré.

Par Stéphane GROBOST

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Code EAN : 9782493343444
Mosquito ✏️ Lele Vianello Italie
 
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7 Messages :
  • Du sous Hugo Pratt mal maitrisé, bof bof bof.

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    • Répondu le 7 décembre 2024 à  15:09 :

      Ah oui, c’est clairement dans l’esprit du maître en moins bien. Mais Vianello est un auteur plutôt humble qui prétend seulement se placer dans la "continuation".

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      • Répondu par Auteur le 7 décembre 2024 à  18:32 :

        La démarche est ridicule, voire pathétique, comme Seron, Achdé Batem ou Jacques Louis : faites dans votre style, avec VOS faiblesses, pas en salissant le style d’un vrai artiste, d’un vrai auteur.

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        • Répondu par Michel Dartay le 7 décembre 2024 à  21:59 :

          Il a beaucoup aidé Hugo, son style se confond avec le sien. Laissez le travailler !

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    • Répondu par grif le 8 décembre 2024 à  06:27 :

      « Du sous Hugo Pratt » ?
      Renseignez-vous avant d’émettre une critique, Lele Vianelo a travaillé avec Hugo Pratt, ce qui signifie qu’ils ont collaboré ensemble, et effectivement on peut dire qu’ils font partis de la même école graphique, mais cela n’en fait en rien un imitateur.

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      • Répondu par Doc doc le 8 décembre 2024 à  09:09 :

        Un assistant sans style propre, il y en a aussi dans franco belge.

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      • Répondu le 8 décembre 2024 à  11:22 :

        Ce n’est pas un imitateur, c’est un élève qui est devenu son assistant. Vu la petite (mais honorable) diffusion des albums Mosquito, l’oeuvre de Vianello ne fait d’ombre à personne. Il intercale ses histoires dans les espaces narratifs laissés par Pratt, n’utilise évidemment pas le personnage de Corto Maltese, et continue la saga à sa façon pour le plaisir et pour le plaisir de ses lecteurs.

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