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Très bon
6 décembre 2024
Omer a fui sa demeure familiale et ses parents ne supportent plus la méchanceté viscérale de son frère Oscar. Mais après une aventure pour le moins exotique, il décide de quitter l’atoll de Huka-Huka en compagnie de son épouse afin de rentrer en Belgique. Pour ce faire, il embarque à bord d’un paquebot qui l’amène au Congo, étant alors une colonie belge.
Dans un contexte historique et social minutieusement reconstitué, le récit est parsemé de rebondissements qui maintiennent l’attention du lecteur. La narration est fluide, tout en apportant de larges descriptions réalisées graphiquement. En effet, Francis Carin prend le temps de dessiner château, maison de prison, port, villas, églises, charbonnage,…de manière détaillée. De belles cases sur lesquelles nos yeux s’attardent tout en progressant rapidement dans l’intrigue.
Une bande dessinée réalisée à quatre mains (père et fils), qui démontre les talents d’un artiste expérimenté maîtrisant les techniques narratives (flash-back, rythme, suspens, décors influant sur les personnages,…).
Si vous aimez les séries romanesques mélodramatiques qui ont pour toile de fond l’époque de l’industrialisation et ses inégalités sociales marquées, où l’intrigue est constamment relancée, vous trouverez certainement votre bonheur de lecteur avec Ennemis de Sang.
Par David SPORCQ
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