Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html
Né à Carouge près de Genève le 3 avril 1951, il est de cette génération qui a lu les aventures de Corto Maltese et qui y a trouvé, à l’instar de son compatriote Cosey, un appel à parcourir le monde. Il suffit d’évoquer ses premiers livres, ceux de son héros Stéphane Clément, pour comprendre l’invitation au voyage : À l’Est de Karakulak, Le Repaire de Kolstov, Les Routes de Barhata…
Quand ses premières pages apparaissent dans Métal Hurlant en 1977, on est frappé par cette Ligne claire, mouvement alors à la mode, rehaussée d’effets de noir brutaux soutenus par une trame adhésive Letraset. Son premier album, d’abord auto-édité, Le Guêpier, montre son héros aux prises avec les risques du jeune bourlingueur quand il fréquente des territoires aussi méconnus que dangereux.
Il faut dire que la bourlingue, Ceppi connaissait : la vingtaine à peine passée, il prend le bus en direction New Dehli, en passant par la Turquie, l’Iran, l’Afghanistan,… De quoi se nourrir d’images et de récits. Il fera bien d’autres voyages, résidant souvent en Inde.
Ses histoires passeront à (A Suivre) au tournant des années 1980 où il rejoint d’autres maîtres du noir et blanc aux semelles de vent. Mais la presse BD se meurt et ces grands titres mythiques disparaissent. Sa production se raréfie et son dernier coup d’éclat est le thriller financier CH Confidentiel au Lombard qui dévoile un peu les dessous des affaires pas toujours très propres de la confédération suisse, suivi de Lady of Shalot (2017) où il tente de fusionner cette dernière série avec son héros-fétiche, Stéphane Clément.
Ceppi nous a quittés en ce début novembre pour un voyage sans retour. Nos sentiments vont à sa famille et à ses proches.
Par Didier PASAMONIK
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.
Participez à la discussion