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14 juillet 2025
On suit les aventures d’Aoi Ashito, un jeune garçon originaire de la province d’Ehime. Doté d’une incroyable vista, il est le meilleur joueur de son équipe. Après un match de tournoi inter-collèges, il rencontre Tatsuya Fukuda, l’entraîneur de l’équipe lycéenne du Tokyo City Esperion. Ce dernier lui propose de venir dans la capitale pour jouer dans son équipe. Aoi finit par être sous ses ordres, après avoir réussi les sélections et montré ce dont il est capable dans l’équipe B, quitte à abandonner son poste d’attaquant à la demande de Fukuda. Notre héros est prêt à tout pour devenir un joueur professionnel et subvenir aux besoins de sa famille.
L’oiseau prend son envol
Le dénouement approche pour cette finale de Premier League Est, qui oppose le Tokyo Esperion à Aomori Seiran. Avec un but inscrit de part et d’autre, les deux équipes se battent, dans les sept minutes de temps additionnel, pour arracher la victoire. La première peut compter sur son défenseur central, Nagisa Akutsu, fraîchement nommé capitaine et convoqué en équipe nationale U18, tandis que la seconde repose sur deux internationaux U18 : le gardien Eito Makimura et le meneur de jeu Ren Kitano, un prodige doté d’une excellente lecture du jeu.
Le numéro 10 d’Aomori Seiran n’est pas le seul à diriger ses coéquipiers et à anticiper les mouvements de l’ensemble des joueurs. Aoi, qui jusqu’alors ne pouvait utiliser sa vision que pour attaquer, parvient à l’appliquer aux phases défensives — grâce au changement de poste ordonné par son entraîneur. Cet éveil en tant que latéral lui permet de se hisser au même niveau que Ren. Akutsu sauve son équipe en bloquant la frappe de ce dernier. Alors que les deux équipes luttent pour récupérer le ballon, Aoi demande à son capitaine de monter. Le latéral surgit et envoie une passe en profondeur pour Akutsu, qui conclut le match par une sublime reprise de volée. Score final : 2-1.
La beauté du ballon rond
Avec un Ashito entouré de plumes de corbeau, effectuant un contrôle aérien, la couverture du tome annonce la couleur : la fin du match est épique. Le mangaka dépeint parfaitement la tension et l’intensité de chaque action grâce à son style semi-réaliste. Les jeux de lumière sur les visages traduisent la concentration et la fatigue des 22 acteurs, déterminés à marquer le but victorieux, comme en témoigne la flamme dans leurs yeux. Un élément récurrent du manga, qui témoigne d’un grand sens de la mise en scène. L’exemple le plus marquant se trouve dans le chapitre 275 : Aoi et Ren utilisent leurs aptitudes visuelles au point de partager la même image du terrain. Cette symbiose est symbolisée par deux oiseaux qui volent au-dessus de la pelouse, ce qui explique le titre du chapitre : Crow Talk.
Le réalisme dont fait preuve l’auteur se retrouve également dans la narration. Dans un court flashback, le mangaka nous raconte l’histoire d’Akutsu : sa mère l’a négligé et confié au club pour s’en débarrasser. Le football apparaît alors comme une bouée de sauvetage pour le défenseur, déterminé à devenir professionnel. Ce passé n’est pas sans rappeler celui de joueurs tels que Raphinha, qui ont échappé à une vie compliquée. Yûgo Kobayashi mobilise ses connaissances footballistiques — notamment en ce qui concerne le Japon — pour expliquer les déplacements d’Aoi, mais aussi le choix de le positionner en défense. Dans le chapitre 274, Fukuda évoque la liberté de mouvement et la vision du jeu qu’offre le poste de latéral, en le comparant à Atsuto Uchida.
Avec une fin de match endiablée, où plusieurs personnages ont leur quart d’heure de gloire, le 27ᵉ volume d’Ao Ashi est d’ores et déjà mémorable. Aoi et ses coéquipiers passent à la vitesse supérieure, l’occasion pour l’auteur de nous faire entrer dans une toute nouvelle dimension.
Par Jacques LOBE
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