Bon
26 juin 2024
L’aventure déjantée de Wilson Nebula débute au milieu du vide spatial. Solitaire, il n’a pour seul compagnie qu’une robot majordome aux formes pulpeuses. Défoncé et lubrique, l’aventurier de l’espace est à la recherche du trésor le plus précieux à ses yeux : sa fille.
Pour ce Space Opera où les Gardiens de la galaxie seraient encore plus fous, déjantés et dépravés que d’habitude, Wilson Nebula enchaîne les rencontres.
Si cela avait suscité des critiques pour la série de science fiction The Mandalorian, issue de l’univers Star Wars, c’est parce que le fil rouge de l’intrigue disparaissait derrière ses sauts de puces. On a un peu le même problème ici. Malgré le cliffhanger final, la disparition de sa fille n’occupe, pour le moment, pas le centre de l’attention. Une place plus importante devrait lui être accordée dans le deuxième et dernier opus de ce diptyque.
Il n’empêche que l’univers coloré et trash est efficace et attachant. Fred Mansour, scénariste de la série OverKiller connait son sujet et transpose ses amours dans l’espace. L’aventure est portée à merveille par les planches du jeune Gianenrico Bonacorsi. Le trait réaliste du Franco-Italien est beaucoup plus libre dans cette série que dans La Sagesse des mythes où il exerce d’habitude. Un exercice qui, par essence, laisse le champ libre à cet auteur qui s’amuse à créer un univers varié dans un grand format qui rend hommage aux dimensions des planches originales.
Par Kelian NGUYEN
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Wilson Nebula - Par Fred Mansour, Gianenrico Bonacorsi & Claudia Palescandolo - Ed. Uppercut
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