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Une rentrée 2024 exceptionnelle pour Sarbacane

Par Philippe LEBAS 24 août 2024 
À l'image de leur catalogue, les éditions Sarbacane proposent une rentrée équilibrée, entre auteurs confirmés et nouveaux auteurs, entre auteurs et autrices, français ou non, dans des genres et des formats très variés, la qualité l'emportant sur la quantité. 13 titres prévus, ados et adultes confondus, entre fin août et début novembre 2024. Mais le titre qui suscite le plus de curiosité, est Le Cas David Zimmerman, on vous explique pourquoi.

Parmi les auteurs les plus attendus, se trouve en premier lieu Xavier Coste, qui propose, avec l’aide de Philip Börgn, une suite à sa fameuse adaptation de 1984 d’Orwell.

Il fallait oser ! Cela s’appelle Journal de 1985, et notre chroniqueur Christian Grange nous en a déjà dit tout le bien qu’il fallait en penser. C’est du lourd.

Autre auteur-fétiche de Sarbacane, où il a publié ses deux premiers et remarqués ouvrages, L’Aimant et La Dernière Rose de l’été, Lucas Harari nous offrira en novembre, avec son frère réalisateur et scénariste Arthur Harari (coauteur avec la réalisatrice Justine Triet, d’Anatomie d’une chute, Palme d’or 2024 à Cannes, Golden Globe du meilleur film et du meilleur scénario originaal 2024, et Oscar 2024 du meilleur scénario original), Le Cas David Zimmerman, un fort volume de 368 pages, drame fantastique racontant la bascule d’une vie un soir de réveillon est sans conteste un des événements BD les plus attendus de la saison.

On suivra aussi avec intérêt Lucie Bryon, auréolée du succès de Voleuse, qui a reçu le prix Fauve Sélection jeunesse à Angoulême. Dans Happy Endings, elle raconte trois histoires d’amour qui devraient plutôt bien se terminer si l’on en croit le titre.

Mais, un des grands intérêts des éditions Sabarcane est de donner la chance à de nouveaux talents de s’exprimer, comme Baptiste Chaubard et Thomas Hayman, dans Idéal, qui nous proposent un conte fantastique dans un Japon futuriste, un bel opus à la couverture soignée, dont nous reparlerons bientôt.

Début octobre, sortira aussi La trahison d’olympe de Jean Dalin, qui raconte la difficile livraison d’une lettre à une jeune femme puissante dans un monde segmenté entre riches et pauvres. Cette histoire sera développée en deux volumes, de grand format. C’est aussi cela miser sur un auteur.

Enfin, parmi les autres sorties, on signalera deux ouvrages en noir et blanc, l’un consacré à l’artiste Piero Manzoni, réalisé par Paolo Bacillieri, un dessinateur italien réputé dans son pays, et l’autre une adaptation par Julien Martinière d’À la ligne, du regretté Joseph Ponthus, racontant son expérience d’ouvrier intérimaire sur les chaînes d’industries agro-alimentaires bretonnes.

À ce panorama, s’ajouteront aussi les ouvrages de Thomas Gosselin et Benoît Guillaume, Ça dépend des animaux (où les visiteurs d’un zoo se trouvent dans l’impossibilité d’en sortir et où les animaux passent à l’action), d’Iwan Lépingle, Submersion, thriller sur le dérèglement climatique, de Raphaël Geffray, La Gare, de Mathilde Payen, Mortelle mixtape, un récit post-apocalyptique, ainsi que les premiers volumes d’histoires développées en deux ou trois tomes, Héros, des auteurs espagnols Albert Torner et Marc Garreta, et Invisible d’une autrice américaine, Brenna Thummler.

On aura compris, au vu de ce tour d’horizon, ce que peut être un éditeur exigeant, à la fois généraliste et assez pointu, qui produit des ouvrages soignés, à l’ample pagination, ce qui bien sûr a un prix, dans tous les sens du terme.

Par Philippe LEBAS

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