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Très bon
13 octobre 2025
Alexander Graham Bell aurait inventé le téléphone à la suite de multiples plaintes, car, voulant communiquer avec son voisin d’en face, son entourage en avait assez de l’entendre hurler par la fenêtre. Le plus loufoque est d’apprendre comment il a inventé le signal sonore et l’enregistreur de messages qui l’accompagne. Il fallait les imaginer, celles-là.
Une autre calembredaine du cru de l’auteur : au départ, les frères Montgolfier étaient des livreurs de repas. Constatant que leurs livraisons refroidissaient rapidement durant le transport, ils décidèrent, pour les garder au chaud, de les couvrir d’un sachet avec une bougie à l’intérieur. Le colis s’envole grâce à l’air chaud. Ainsi fut découverte la montgolfière.
C’est terriblement drôle et amusant, comme toujours avec Libon, dans son style graphique très épuré mais expressif. Son imagination déborde, et il réécrit l’Histoire sous le prisme de la plaisanterie. Un petit personnage, un peu plus lucide et sérieux, aux allures de prof d’Histoire, vient remettre de l’ordre tous les trois ou quatre chapitres pour distinguer le vrai du faux. Les histoires de Libon sont si délirantes qu’on se demande bien pourquoi il faut encore préciser ce qui est vrai ou faux — mais bon, sait-on jamais, certains lecteurs bien naïfs pourraient tout prendre au pied de la lettre.
En attendant, on s’amuse beaucoup et, après tout, on pourrait se surprendre à en apprendre tout de même un peu en allant vérifier, grâce à une source plus fiable, les véritables faits. L’auteur, à défaut d’avoir inventé la dynamite, le télégraphe, le rayon X, les empreintes digitales, l’ampoule ou encore le phonographe — dont il est question dans ce deuxième album de la série — intéresse un large public, y compris les cancres qui ont toujours détesté les cours d’Histoire.
Par David SPORCQ
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