Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html
Très bon
16 juillet 2026
Le capitaine Yamada, indépendamment de sa santé préoccupante, parvient à pousser et former Nito dans ses retranchements afin qu’il atteigne et qu’il puisse déceler sa véritable nature.
Avant de pouvoir prétendre se confronter à un catégorie S, il lui faudra au minimum détruire une centaine de tuiles, celles de la « Menace de la brume foudroyante ». Au début de cet entraînement, Nito ne pouvait qu’au mieux réussir qu’à éclater cinq, voire six tuiles tout au plus, perdant l’usage de ses bras, avant que ceux-ci ne redeviennent opérationnels. Mais à force de structure, le perfectionnement du modelage de son sang, des éléments qui lui permettent de diriger ses explosions en usant de sa technique des poings liés, lui confère la concentration nécessaire pour, peu à peu, rendre sa technique parfaite.
La guerre contre les succubes prend ici un nouveau tournant où l’auteur nous dévoile un Nito en pleine progression, aux pouvoirs illustrés par le concept de directionnalité des explosions, aussi appelé « Effet Munroe », pour lequel une explosion peut varier d’intensité en fonction de sa cavité. Conscient de cela, les forces de frappe de Nito parviennent dorénavant à détruire plus de 300 piles lors d’une simple attaque.
Entre-temps, lors d’un duel épique, Kyoshiro affronte Hollow, l’incarnation du légendaire maître-succube de l’Iaido qui, à son image, démultiplie ses muscles à l’infini et aux attaques capables de transpercer la couche du « Purgatoire Labyrinthique ». Un pugilat stratosphérique d’intensité poussant ces deux adversaires au climax de leur potentiel d’attaque comme de défense.
Parvenu à ce stade, on ne peut qu’admettre que l’œuvre signée Takuma Tokashiki prend du galon, affermissant cette trame débordante de vitalité, entre l’Humanité et les enfants terribles de Lilith.
Si le scénario se montre à la hauteur de nos espérances, que dire du concentré effroyable que dégage et suscite son pan graphique, rappelant à plus d’un moment l’arsenal offensif des illustrations de la saga Resident Evil, pour ne citer que cet univers. Des séquences d’action qui dépassent les frontières de ce que l’œil peut emmagasiner comme informations, atteignant un nouveau palier de corps exagérément stéroïdés et hors normes, issus de modifications génétiques pour le moins surprenantes.
Dans Lili-Men, tout s’agence à merveille et conduit inlassablement à un dépassement de chacun des interprètes présents. Le soin du détail et la structure mise en place par Takuma Tokashiki font de ce Seinen provocant et violent, une valeur sûre du catalogue Ki-oon.
Par Marc VANDERMEER
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.
Lili-Men T.8. Auteur : Takuma Tokashiki. Editeur : Ki-oon. 169 pages. Sortie : le 2 avril 2026. Prix : 7,95 euros.
– Lire la chronique Lili-Men T.1 - Par Takuma Tokashiki - Ed. Ki-oon
– Lire la chronique Lili-Men T. 3 - Par Takuma Tokashiki - Ed. Ki-oon