Pas mal
29 janvier 2026
En 1910, l’Empire japonais annexe officiellement la Corée après plusieurs années de protectorat imposé. Commencent alors une cohabitation rude entre les deux peuples et une modernisation accélérée pour le pays colonisé.
C’est dans ce contexte que vivent Arisa Jo et Jun Seomoon. Elle est moderne, se veut anticonformiste et embrasse les mœurs occidentales et japonaises. Lui incarne une certaine idée de la Corée, celle d’un empire déchu, ancré dans des traditions immuables et patriarcales. Tout les oppose, et pourtant le destin va les réunir. Jun est l’héritier d’une ancienne famille aristocrate plongée dans la misère. Au nom des liens qui l’unissaient à son père, le père d’Arisa, riche marchand, accueille le jeune garçon sous son toit et se charge de lui donner une éducation.
Dans ce deuxième opus, des sentiments enfouis et des désirs cachés remontent peu à peu à la surface. Des idées socialistes émergent. Une résistance s’organise malgré la répression. Les deux jeunes héros devront faire des choix pour décider du futur qu’ils veulent… mais ne précipitons pas les choses : pour l’heure, il est surtout question de deux adolescents apprivoisant leur quotidien, avec son lot de joies et de tracas…
Après son roman graphique Le Ciel pour conquête, Yudori signe aujourd’hui un récit d’ambiance au graphisme élégant et inspiré. Le scénario reste encore un peu léger, mais ne demande qu’à s’épaissir dans les volumes suivants…
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