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Angoulême 2026 - « Concurrence déloyale » et « parasitisme » : 9eArt+ et l’Association du FIBD attaquent en justice les organisateurs d’un renouveau du festival

Par Didier PASAMONIK 29 janvier 2026 
L’Association du FIBD par un communiqué sur Facebook et la société 9eArt+ dans une conférence de presse à Paris ont annoncé formuler un référé contre l’appel d’offre de l’Association pour le Développement de la Bande Dessinée à Angoulême (ADBDA) pour l’organisation d’un festival de la bande dessinée à Angoulême qui tourne le dos à l’ancienne gouvernance du FIBD.

Au bout d’une conférence de presse longuement auto-justificative, Franck Bondoux, délégué général du Festival International de la BD d’Angoulême (FIBD) et patron de 9art+ a annoncé, par la voix de ses avocats présents, vouloir attaquer en justice l’appel d’offre lancé le 12 janvier 2026 par l’Association pour le Développement de la Bande Dessinée à Angoulême (ADBDA) «  pour l’organisation d’un festival de la bande dessinée à Angoulême ».

Les chefs d’accusation sont « concurrence déloyale » et «  parasitisme  ». Franck Bondoux ajoute : « Il y a une volonté de s’approprier le festival qui appartient à une association privée  ».

Parallèlement, l’Association du FIBD a de son côté produit un communiqué dans lequel elle stipule : « Face à cette appropriation injustifiable, l’assignation judiciaire est désormais la seule voie possible pour faire respecter le droit et rappeler les principes fondamentaux qui gouvernent la vie associative et culturelle. En conséquence, l’Association du FIBD, conjointement avec 9ème art+ a décidé dans un premier temps d’assigner l’ADBDA. »

 Angoulême 2026 - « Concurrence déloyale » et « parasitisme » : 9eArt+ et l'Association du FIBD attaquent en justice les organisateurs d'un renouveau du festival
L’ADBDA rassemblant syndicats d’auteurs, d’éditeurs et de financeurs publics du FIBD est est directement visée.
Photos : D. Pasamonik

Le Grand Off n’est pas visé, Franck Bondoux acceptant l’idée qu’un territoire organise un événement pour pallier l’absence de Festival. La manœuvre consiste en revanche à empêcher l’appel d’offres d’aboutir.

Il accepte cependant aussi l’idée d’une transition qui passerait par une reprise d’une partie de son personnel et d’éléments construits par 9eArt+ qui n’auraient pas de sens d’être « jetés dans la Charente  », par exemple les expositions en cours (dont un catalogue serait d’ores et déjà achevé), les applications de vote pour le Grand Prix, ou encore le site internet de la manifestation. Le timonier de 9eArt+ ne comprend pas le refus de tout dialogue qu’on lui oppose depuis plusieurs mois.

Un bon nombre d’objections et de questions ont été soulevées par les journalistes dans la conférence de presse. Nous y reviendrons plus longuement dans quelques jours.

Par Didier PASAMONIK

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