Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html
Le plus visible, ces derniers temps, était le départ de Mehdi Benrabah, l’éditeur de Pika, revenu chez Kazé, qui quitta le groupe Hachette sans que l’on sache si c’est pour des raisons « politiques » ou pour la simple opportunité de revenir à l’ancien label qu’il avait quitté il y a dix ans pour mieux progresser dans sa carrière.
Cela avait été le cas aussi de Sullivan Rouaud, l’animateur principal de Mangetsu (filiale de Bragelonne rachetée par Hachette) qui est allé fonder le label Morgen dans le sillage du groupe Les Nouveaux éditeurs fondé par Arnaud Noury, ancien patron d’Hachette Livres. Le label de mangas Nobi Nobi est également propriété du groupe.
Hachette dans la BD, c’est surtout Astérix, le poids lourd, Hachette Collections qui réédite les classiques de la BD en kiosque, Marabulles, et Robinson. Pas lourd donc, comparé aux concurrents. Mais Hachette est le distributeur de Glénat, ce qui n’est pas rien.
Au niveau de Grasset, la BD, ce n’est pas grand-chose. On mentionnera Le Complot de Will Eisner, un livre qui déconstruit le faux tsariste antisémite, Les Protocoles des Sages de Sion, qui avait été publié par… Grasset, alors compromis sous l’Occupation dans la collaboration. Olivier Nora avait tenu à le publier, par volonté de rédemption, avec succès d’ailleurs.
Et puis il y a surtout la seule nouveauté BD qui devait sortir cette année à l’occasion du centenaire de la naissance du créateur du Petit Nicolas et d’Astérix : le tome 2 du « Roman de Goscinny » de Catel. Celle-ci est en train d’encrer les dernières planches de l’opus.
« J’étais au cœur du réacteur quand, en pleine réunion de présentation aux représentants de la rentrée littéraire en cours, on a appris qu’Olivier Nora était remercié. L’ambiance était tendue, triste, car Olivier Nora était un formidable éditeur. Les équipes de Grasset étaient autour de moi afin que je ne sois pas trop affectée par la nouvelle. Elles m’ont bien entourée. Je tiens à défendre ce livre jusqu’au bout », nous dit-elle.
Va-t-elle rester chez Grasset ? « Ce n’est pas mon éditeur traditionnel. Ce sont plutôt Gallimard et Casterman qui me publient. J’étais chez Grasset car ils publiaient Anne Goscinny. » Anne Goscinny qui, comme Catel, fait partie de la liste des 115 auteurs qui ont décidé de ne plus continuer à travailler pour Grasset suite au départ d’Olivier Nora.
Alors que ce soir s’inaugure le Festival du Livre de Paris, précisément boycotté par Hachette, qui a préféré faire son propre salon, les conversations vont être animées !
Par Didier PASAMONIK
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.
Participez à la discussion