Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html
Excellent
27 août 2026
Pour nos héros, c’est le pire scénario possible et le plus terrible des retournements de situation : Dostoïevski s’est joué de tout le monde, alliés comme ennemis, et a atteint son objectif secret à l’issue d’un plan aussi diabolique que cruel. Fukuchi, le grand vilain qui allait sacrifier une partie du monde pour prévenir une future guerre mondiale, est tué et Dostoïevski acquiert un corps immortel et créé une divinité qui devient son bras armé.
Ces épisodes sont particulièrement durs et violents : Atsushi endosse le rôle de spectateur impuissant face aux tueries perpétrées par Dostoïevski. Il voit ses camarades tomber les uns après les autres pendant que Dostoïevski prend le temps de lui expliquer en détail la situation et que, en substance, il n’y a pas d’échappatoire. La seule inconnue pour le Diable du Nord concerne le jeune Tigre-Garou : va-t-il le tuer ou le garder avec lui en raison de son statut de « marque-page » du Grand Livre.
Comme de coutume, à la fin, il ne reste plus que deux acteurs encore en état de combattre : Atsushi et Akutagawa. Ce dernier, changé précédemment en vampire, revient en chevalier sublimé et habité par la volonté de Bram. Le combat face à la divinité nouvellement née s’avère aussi épique que spectaculaire mais sans surprise, ni la force seule ni une action individuelle ne peuvent résoudre la crise.
Atsushi possède bien évidemment la clé pour résoudre la situation, qui passe par un sacrifice et une introspection. Celle-ci n’est pas forcément originale : les auteurs ont déjà utilisé ce ressort, mais par rapport au contexte, c’est un retour aux sources qui fonctionne bien et pourra même faire verser sa petite larme aux lecteurs.
Cette longue séquence de désespoir, qui occupe la totalité des épisodes de ces deux tomes, finit par trouver sa conclusion avec donc le début de la contre-attaque attendue, et même espérée. Cependant la situation a tellement dégénéré et plongé dans la tragédie qu’on se demande de quelle façon cela va finir, moins pour la question des morts que par rapport aux conséquences de ces événements.
Kafka Asagiri et Harukawa 35 ont sorti le grand jeu et repoussé avec brio les limites dans ce grand arc narratif qui a vu les détectives armés passer de héros à criminels, traqués par une troupe d’élite, tout en s’acharnant à sauver le monde entier. Le résultat final est à la hauteur de la promesse et ces épisodes ont parfaitement joué leur rôle en installant le désespoir. Il ne reste plus qu’à découvrir la conclusion de cette longue et spectaculaire bataille.
Par Guillaume BOUTET
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Bungô Stray Dogs T.26 & T.27. Par Kafka Asagiri (scénario) & Harukawa 35 (dessins). Traduction : Nicolas Pujol. Éd. Ototo, Collection "Seinen". Sortie le 26 septembre 2025 & le 10 juillet 2026. 180 pages. 8,35 euros.
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