Très bon
11 avril 2026
Chaque histoire plonge le lecteur au cœur d’une intimité en tension : une amitié qui vacille, un amour qui se fissure, une relation mère-fille chargée de non-dits, un couple qui tente de tenir debout malgré tout, ou encore une présence fantomatique dans une étrange maison de retraite.
devine des crises, des remords, des ressentiments, des peurs enfouies... Annelli Furmark ne donne jamais les clés : les situations restent ouvertes, poreuses. On peut tout imaginer : la suite, les raisons, les issues possibles. Cette ambiguïté rend les récits vrais et troublants. Il y a beaucoup d’amour dans ces pages, même quand il fait mal.
Côté dessin, le trait d’Anneli Furmark est minimal, presque ébauché. Les visages et les corps sont simplifiés. Mais cette économie de moyens accompagne assez bien l’évocation de relations contrariées, qui s’effacent, se distendent, se recomposent. L’autrice, qui est aussi peintre, adopte une palette douce et feutrée, aux tons pastels.
Par Damien BOONE
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