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 Dog Man, le film

Par Rémi BARNAULT Bon 14 mai 2025 
Après l’adaptation de la BD Capitaine Superslip de l’américain Dav Pilkey, en film en 2017, Dreamworks s'attaque à son spin-off Dog Man.

Un agent de police pas très futé et son chien Greg sont inséparables. Ils effectuent toujours leurs missions ensemble dans une ville cartoonesque. Ensemble, ils se jurent d’être toujours là l’un pour l’autre. Mais la réalité va vite dépasser cette tendre pensée. Un jour, suite à un grave accident lors d’une course-poursuite contre le diabolique chat “Monpetit”, le maître et son chien sont obligés de fusionner pour survivre, devenant Dog Man : Un corps humain avec tête de chien. Et parfois, c’est à se demander qui pilote. Un esprit sain dans un corps sain ?

Cet hybride façon créature de Frankenstein se révèle bien plus efficace, rappelant que l’union fait la force. Mais c’est sans compter la témérité et la ruse de Monpetit.

BD de Dog-Man.
© Dupuis.

Le film est adapté de la BD éponyme débutée en 2016 de l’américain Dav Pilkey, en tête des ventes nord-américaines. Publié sous le nom francisé - comme à l’accoutumé - de Super Chien au Québec, la BD est cependant bien moins connu dans l’hexagone, y arrivant notamment assez tardivement, édité par Dupuis. Le BD et son film se veulent spin-off de la BD Capitaine Superslip du même auteur ainsi que de son adaptation cinématographique, réalisé par les studios Dreamworks en 2017.

Le film Capitaine Superslip de 2017.

Le design des personnages, passé à la 3D - Qui ne sont pas sans rappeler Snoopy et Les Peanuts - respecte plutôt bien les dessins de la BD d’origine. Et des onomatopées récurrents rappellent judicieusement le 9e art. L’animation façon Stop Motion est assez fluide, dans une histoire au rythme effréné ponctuée de quelques séquences émotions emplies de tendresse. Toutefois le rendu global est assez fouillis par moment avec plusieurs personnages vraiment peu exploités. L’humour, à base de dérision et de comique de répétition, fonctionne bien dans cet univers aux accents de super-héros décalé. Ce qui est intéressant dans le traitement de cette histoire, c’est la façon dont Dog Man, rôle titre, passe finalement au second plan, au profit de Monpetit qui gagne en profondeur au fil du film.

Outre le style déjanté, le lien avec Capitain Superslip tient sur un bout de papier : Georges et Harold (protagonistes de Superslip) aiment inventer des histoires sur papier et l’une d’elle est : Dog Man. On peut regretter le manque de clin d’œil à Captain Superslip dans le film Dog Man. Le style graphique reste très rond et expressif, avec des humains notamment sans oreille dans un univers loufoque. Mais la 3D du film gomme un peu du charme enfantin du trait d’origine, auquel les jeunes lecteurs pouvaient s’identifier.
Aussi, le principe de Dog Man et sa fonction ne sont pas sans rappeler fortement l’Inspecteur Gadget.

Malgré une idée de base un peu glauque, Dog Man est un sympathique long métrage dont le style sort des clous, empreint d’une histoire pas toujours originale - ressortant notamment quelques clichés - mais efficace qui plaira davantage aux plus jeunes, voire à un public familial. Insistons sur le fait qu’il y a là un très grand débit de blague qui vient un peu vite rattraper les moments d’émoi. Cette dose d’humour - virant parfois au noir - et le beau message d’amitié et d’amour universel, pourraient éventuellement convaincre les plus grands. Une adaptation plutôt réussie qui au passage permettra de mieux faire connaître Dog Man en France.

Par Rémi BARNAULT

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Code EAN : 9791034749126
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