Demon Slayer - La Forteresse infinie : on en ressort le souffle coupé !

Par Jacques LOBE Bon 20 septembre 2025 
Cette nouvelle saison d’animés commence sur les chapeaux de roue avec la sortie du film Demon Slayer : La Forteresse infinie le 17 septembre 2025. Ce long-métrage est le premier d’une trilogie qui viendra conclure la série TV diffusée depuis 2019. Quatre ans après Demon Slayer : le train de l’infini et ses 29 millions d’entrées au Japon – faisant de lui le film le plus vu et le plus lucratif de l’histoire du pays –, que nous réserve cette nouvelle adaptation cinématographique de l’œuvre de Koyoharu Gotoge ?
Demon Slayer - La Forteresse infinie : on en ressort le souffle coupé !

Prépublié dans le Weekly Shonen Jump entre 2016 et 2020 et comptant 23 tomes, Demon Slayer suit les aventures de Tanjiro Kamado, un jeune garçon dont la famille a été massacrée par un démon. La seule survivante est sa petite sœur Nezuko, mais elle-même a été transformée en monstre. Pour lui rendre une forme humaine et mettre fin à ce fléau, Tanjiro rejoint les rangs des Pourfendeurs, des combattants capables d’éliminer les démons.

La première saison de l’animé est sortie en 2019. Elle présente les débuts de Tanjiro et de ses compagnons Inosuke et Zenitsu en tant que Pourfendeurs. En plus de remettre en scène l’arc du Train de l’infini – déjà adapté dans le film éponyme –, la saison suivante est consacrée à l’arc du Quartier des plaisirs. Deux intrigues où nos héros affrontent deux redoutables démons et s’en sortent grâce aux soutiens des Piliers, les Pourfendeurs les plus puissants. Le sabre de Tanjiro se brise lors du dernier combat, ce qui l’amène, dans la troisième saison, à se rendre au village des forgerons. Doté d’une nouvelle lame, il rejoint ensuite, dans la quatrième saison sortie en 2024, les autres Pourfendeurs pour s’entraîner auprès des Piliers.

©Koyoharu Gotoge / SHUEISHA, Aniplex, ufotable

Pourfendre l’ennemi

Le film reprend directement là où la série s’était arrêtée : Kibutsuji Muzan, l’antagoniste principal, vient tuer le chef des Pourfendeurs. Le sacrifice de ce dernier permet néanmoins à ses troupes d’acculer Muzan, gravement affaibli. Entraînés dans la Forteresse infinie, Tanjiro et ses alliés doivent affronter l’armée de démons qui les attend. Un gigantesque jeu du chat et de la souris mobilise les deux camps, chacun dans le rôle du chasseur ou celui du chassé. Les Pourfendeurs doivent retrouver Muzan et l’éliminer avant qu’il ne récupère ses forces.

©Koyoharu Gotoge / SHUEISHA, Aniplex, ufotable

La réalisation signée Haruo Sotozaki et le travail du studio Ufotable impressionnent. Ils retranscrivent parfaitement la complexité de la forteresse infinie, une dimension en mouvement perpétuel manipulé par un démon jouant du biwa, un instrument traditionnel japonais. Ce décor unique offre une variété de lieux et de mises en scène, propices aussi bien aux duels qu’aux combats collectifs. « Quand tu vois le film, tu te dis qu’il n’y a pas de limite au budget, nous dit le créateur de contenu ,le Youtubeur Sora, présent à l’avant-première. Il y a trop de trucs à regarder. »

©Koyoharu Gotoge / SHUEISHA, Aniplex, ufotable

On assiste à une guerre totale où chaque personnage, même secondaire, a son moment de gloire. Ce premier volet met surtout en avant quatre affrontements : Shinobu, le Pilier de l’Insecte, face à Doma ; Zenitsu contre Kaigaku ; et enfin Tanjiro, épaulé par Giyu, le Pilier de l’Eau, contre Akaza – déjà aperçu dans le précédent long-métrage. Plus le film avance et plus l’intensité monte, avec des combats dynamiques, lisibles et riches en rebondissements.

Plus gros, plus long, mais avec des coupes

Alors que Le train de l’infini adaptait 12 chapitres en presque deux heures (du 54e au 66e), La Forteresse infinie en couvre 17 (du 140e au début du 157e) en 2h35. Une durée qui reflète l’ampleur de la bataille finale venant tout juste de commencer. Ce gain de temps est bénéfique tant on profite du spectacle, mais il accentue aussi une impression de compilation d’épisodes, avec ses forces et ses faiblesses.

Les affrontements constituent les moments forts du film. «  J’adore les combats, mais certains ont été entrecoupés  », nous confie la créatrice de contenu spécialiste des mangas Mademoiselle Soso. Les inserts en question sont des flashbacks plus ou moins longs. Ces retours en arrière contribuent au développement des personnages concernés, par exemple en abordant des sujets comme la vengeance ou les promesses faites. Bien que certaines de ces séquences soient touchantes, en plein affrontement, ils brisent quelque peu le rythme. « Ils auraient pu raccourcir de moitié les flashbacks, on aurait ressenti les mêmes choses  », ajoute-t-elle.

©Koyoharu Gotoge / SHUEISHA, Aniplex, ufotable

Un autre défaut vient de l’introduction des combattants prenant part à la bataille finale. Akaza et Doma, avaient déjà marqué les esprits dans la série. Le premier nous a offert un combat culte contre le Pilier du feu dans la deuxième saison, tandis que le second apparaît aux côtés d’autres démons au début de la troisième saison. Kaigaku quant à lui est vaguement apparu une fois, avant de réapparaître brutalement ici sous sa forme démoniaque. C’était dans les souvenirs de Zenitsu, lors de l’épisode 17 de la première saison. « Ce que j’ai trouvé dommage, c’est que le compagnon d’arme arrive comme un cheveu sur la soupe  », regrette Sora.

Le film Demon Slayer : La Forteresse infinie est beau, intense et parfois bouleversant. En dépit de ses coupures narratives et de quelques maladresses, ce premier volet de la trilogie finale a tout pour séduire. Spectaculaire et ambitieux, il pourrait même dépasser les records établis par Le Train de l’infini, c’est peu dire.

Par Jacques LOBE

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Code EAN :

Demon Slayer : La Forteresse Infinie
Sorti au cinéma le 17 septembre 2025

Retrouvez les articles sur Demon Slayer ;
– La chronique du tome 1 & 2
– La chronique du tome 4
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– La chronique du tome 14
– La chronique du tome 18
– La chronique du tome 20
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