Bof
5 mars 2026
Après leur victoire au tournoi inter-classes, Sôji et ses camarades passent au second cycle pour une mission cruciale : traquer les « larmes de sang », indices sur K, maître des Dead Accounts. Associé à Sôgo Kutani, exorciste d’élite, Sôji affronte Akiyoshi, un Ghost Account aux trois visages meurtriers qui les écrase tous. Acculé aux portes de la mort, Sôji semble prêt à éveiller un nouveau pouvoir salvateur.
Ce cinquième volume m’a laissé assez partagé : plus j’avançais, plus j’avais la sensation d’un récit décousu, qui multiplie les informations, les personnages et les enjeux sans réussir à leur donner une ligne directrice claire.
On sent bien que Shizumu Watanabe veut monter en intensité à ce stade de la série, mais cette surenchère permanente finit surtout par brouiller la lecture et par diluer ce qui faisait le sel des premiers tomes.
La structure de ce tome m’a paru particulièrement fouillis : entre la mission, les larmes de sang, les différents Dead Accounts, l’arrivée de nouveaux alliés et un antagoniste à multiples personnalités, tout s’empile au lieu de s’articuler.
Résultat, certains passages qui devraient être forts émotionnellement perdent de leur impact, noyés dans le flot de révélations et d’explications.
Sur le plan émotionnel justement, je n’ai jamais réussi à vraiment m’impliquer dans ce qui arrive aux personnages. Les moments censés marquer – notamment quand les héros sont mis au bord de la mort – restent assez mécaniques, comme des passages obligés de shônen, sans ce petit frisson qui accroche le lecteur aux tripes.
Arrivé au tome 5, soit déjà une quarantaine de chapitres, cette difficulté à me sentir concerné commence à poser problème : à ce stade, j’attendais un attachement plus solide aux protagonistes et à leurs trajectoires.
Au lieu de ça, j’ai surtout eu l’impression de feuilleter un long enchaînement de combats et de surenchères scénaristiques, intéressant sur le papier mais étonnamment tiède à la lecture.
Dead Account conserve un concept de base intrigant et quelques idées visuelles réussies, mais ce volume donne le sentiment d’une série qui se cherche encore, alors qu’elle devrait déjà savoir exactement où elle va.
Pour l’instant, ce tome 5 reste pour moi une étape laborieuse plus qu’un vrai tournant enthousiasmant, et il rend la perspective de poursuivre la série moins évidente que je ne l’espérais.
Par Milan MORALES
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