Nous vous en parlions voici quelques jours : le festival de Blois, BD Boum, qui entame sa 41e année et qui accueille chaque année l’assemblée générale de l’Association des Journalistes et de Critiques de bande dessinée (qui a le même âge que lui), est présidé cette année par David Prudhomme qui vient y célébrer la sortie de Pigments (éditions Futuropolis) qui était bien évidemment là pendant le discours d’inauguration, hier soir, au château de Blois.
Soulignant la riche programmation de cette année, le maire de Blois, Marc Gricourt, rappela comment le festival était orienté vers la volonté de réconcilier les jeunes avec la lecture -et la BD est un moyen efficace d’y accéder- et, par son ouverture au monde ; à quel point elle peut aider à faire d’eux des citoyens, conscients de leur responsabilité et suffisamment imaginatifs pour relever les défis qui se présentent à nous. La concrétisation de cet engagement est cette maison de la BD de Blois, seul lieu en dehors d’Angoulême à se consacrer en France toute l’année pleinement au 9e art.
Rendant hommage à Bernadette Desprès, la dessinatrice de Tom-Tom et Nana qui vient de nous quitter, et qui était présente régulièrement au festival depuis 2004, le maire rappelle le fer de lance de la manifestation : c’est qu’entre la maison de la BD sur le bord de la Loire, l’escalier Denis-Papin et la Halle au grain et la Bibliothèque Abbé-Grégoire dans le haut de la ville où ont lieu toutes les expositions, tout est gratuit, la culture étant la porte d’entrée vers la citoyenneté. Une approche généreuse bien utile par les temps qui courent…
Par Didier PASAMONIK
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.