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Excellent
17 juin 2026
Le siège d’Orléans a duré six mois. Une demi année durant laquelle les habitants ont espéré l’arrivée de Charles VII et de son armée. En attendant, ils se sont battus et ont survécu. En face d’eux, les Anglais qui encerclent progressivement la cité, bien déterminés à ne pas lâcher cet objectif symbolique.
De part et d’autre, aucun grand stratège ni tacticien pour entreprendre une action décisive. Les attaques se limitent le plus souvent à des sorties de la part des assiégés pour prouver valeur, bravoure ou simplement se dérouiller les membres.
La ville va cependant connaître des moments critiques avant sa libération par la pucelle.
Basé sur les chroniques de l’époque et surtout sur un journal tenu par un clerc qui contient de nombreuses anecdotes, l’album retrace de manière vivante et minutieuse le déroulement du siège d’Orléans. Les figures historiques comme La Hire, vaillant et téméraire capitaine entré dans l’Histoire ainsi que des célèbres artilleurs comme Maître Doisy et Maître Jehan qui joueront un rôle déterminant dans la défense d’Orléans sont accompagnés de personnages imaginés pour les besoins de cette mise en histoire de l’Histoire.
Le déroulement chronologique des faits s’accompagne donc de quelques fictions autour d’acteurs qui deviennent sympathiques et attachants pour le lecteur à mesure qu’il progresse dans le tome. Le nombre de pages (128 soit l’équivalent de presque trois albums classiques) permet de représenter l’événement de manière complète.
Le maniement des bombardes, l’invention de la couleuvrine (petite bombarde portative et individuelle, ancêtre de l’arquebuse) sont parfaitement décrits et offrent une démonstration passionnante et vivante du progrès technique de cet armement. L’avantage de cette arme étant sa portée qui surpassait celle des arbalètes.
Graphiquement, les planches de Filippo Cenni sont superbes. Les multiples scènes de combat sont impressionnantes de détails et de réalisme. Les figurants sont nombreux. La part belle est rendue aux étendards, armures, destriers, armes en tous genres dont bien entendu l’artillerie qui en était à ses premières démonstrations mais était déjà en train de s’imposer à une époque où l’esprit de chevalerie (qui méprisait ce nouvel art de combattre) était encore bien présent.
Par David SPORCQ
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