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En rang deux par deux. Ce jeudi 30 janvier 2025, les élèves de troisième du Collège Agrippa d’Aubigné de Sainte (Charente-Maritime) attendent l’ouverture du musée du papier d’Angoulême. Accompagnés par leurs professeurs d’art plastique et de physique-chimie, ces collégiens commencent leur journée découverte du FIBD 2025 par la visite de l’exposition « les Herbes Folles », consacrée à Julie Birmant, scénariste et journaliste récompensée d’un Prix Goscinny pour le premier tome de sa série Dalí t.1 - Avant Gala.
« C’est un super outil pédagogique, sourit la professeur d’arts plastiques Fédérique Forgereau devant les planches crayonnée de Clément Oubrerie. Le travail de Julie Birmant est une super porte entrée aux grands noms de la peinture du XXème siècles ».
Cahier pédagogique en main, les adolescents découvrent d’une façon ludique les œuvres de Salvador Dalí ou Pablo Picasso. « Hey, mais je connais ce tableau ! » , s’exclame l’un deux devant une réinterprétation dessinée par Clément Oubrerie de la célèbre peinture de Picasso.
A la découverte des « Herbes folles »
Mais ces élèves de troisièmes l’ont bien compris, les peintres ou poètes dessinés dans l’exposition ne sont pas réellement les sujets du travail de Julie Birmant. La scénariste a choisi de raconter l’histoire de l’art à travers des portraits de femmes d’exception du XXe siècle comme Isadora Duncan, Gala ou Fernande Olivier. Ces « Herbes folles », libres, insoumises et mystérieuses, ont été les moteurs de la création artistique surréaliste. Elles ont été de véritables sources d’inspiration pour leurs camarades masculins, mais ces dits camarades artistes les ont invisibilisés dès que possible.
« Je ne savais pas que Picasso devait aussi sa célébrité à sa femme », s’étonne Éloïse en train de redessiner une case de Clément Oubrerie. En se baladant dans l’exposition, cette collégienne a découvert l’histoire oubliée d’Amélie Lang. Se faisant appeler Fernande Olivier, elle était modèle professionnelle pour de nombreux artistes du quartier parisien de Montmartre, où elle s’est installée en 1902.
Muse et première femme de Picasso, réifiée et résumée par le simple nom « la belle Fernande », cette femme indépendante qui a assisté Picasso dans sa création du cubisme a été purement et simplement effacé par la main de celui qui la peignait.
Avec leur visite au milieu des planches de Clément Oubrerie ou de Catherine Meurisse, ces élèves de troisième ont entrevu les destins de ces femmes singulières. « L’exposition de Birmant nous servira de socle pour étudier les mouvements surréalistes, cubistes en classe », explique Fédérique Forgereau. La visite finie, la classe d’adolescents se dirige en rang vers l’exposition consacrée à Posy Simmonds. Une journée placée sous le signe des artistes féminines.
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